Textes pour le mois de November 2003

Généralités sexistes

de Thomas le Wednesday 26 November 2003

“Oh les filles, oh les filles, elles me rendent marteau…”

Je sais, c’est très fin comme introduction.

Pourquoi passent-elles le plus clair de leur temps à se bousiller à coups de guerres des complexes. Pourquoi n’ont-elles pas appris à déprimer en solo, face à la fenêtre de leur chambre, le regard perdu dans les feuillages de la forêt voisine en notant un mot ou deux dans un carnet aux teintes rosées. Elles doivent être bien malheureuses pour être méchantes à ce point ! Est-ce un moyen de se sentir mieux que de rabaisser autrui… “Oui mais c’était de l’humour… Au fond, je l’aime bien”, se défendront-elles. Balivernes ! Leurs connexions cervicales se perdent souvent dans une cruauté sans limite. Plus elles vieillissent, plus elles sont sournoises. Elles rôdent dans les salons de coiffures à la recherche de la dernière fâcheuse anecdote qui telle un poignard s’enfoncera dans la chair d’une connaissance, d’une voisine, d’une amie ou même d’une parente.

Le plus grave, c’est que généralement elles reconnaissent ce penchant pour les douceurs barbares de l’enfer. “On est comme ça, on n’y peut rien…” Sottises ! Quelques efforts pour apprécier la parcelle d’une passion qui dévore l’autre et c’est dans la poche, un sentiment nouveau fait fondre les écailles glacées de ces demoiselles. C’est chaud, c’est bon, l’amitié existe. On y croit, tout va bien… Le garçon qui les observe peut enfin sourire.

Jeune et con

de Thomas le Monday 24 November 2003

Allez, une fois n’est pas coutume, je vais vous raconter un beau gros vide que je me suis pris il y a environs quatre ans, durant un mois de mai. Cela se passe en région hutoise, vers 18 heures. Je n’ai plus aucun souvenir de la raison pour laquelle nous nous trouvions ensemble ce jour-là, Olivier, Sarah (une demoiselle qui, d’ici quelques lignes, va me ridiculiser) et moi. La faim tiraillait nos jeunes estomacs (sauf ton respect Oli). Alors nous avions décidé d’aller squatter une table de ces friteries où familles populaires (avec les légendaires Kevin, Kelly et Maverick) côtoient virils routiers à la cervelle broyée par des litres quotidiens de bière.

Nous voilà donc tous les trois accoudés au comptoir de la friterie. Le serveur, dont les cheveux étaient aussi sales que ses frites étaient grasses, éteignit son mégot dégoulinant et s’avança en bredouillant un “oui”, nous invitant ainsi à commander. Nous nous étions consulté auparavant donc la commande fut brève et claire sauf pour Sarah qui décida de troquer sa boisson d’Amérique profonde pour une autre, disons plus… tropicale.

Elle me montra son souhait du doigt. La cannette trônait dans la vitrine, telle un sarcophage… heu non… telle… heu… La canette trônait dans la vitrine. Je pouvais lire la marque : “TROPICO”. Je m’apprêtais à adjoindre cette boisson des îles à notre commande quand tout à coup, Sarak ajouta “goût coco !”.

- Moi : “Quoi ?
- Sarah : Un Tropico goût coco !
- Moi : Mais ça n’existe pas !!
- Olivier : Mais si, c’est parce que tu ne le vois pas… c’est écrit de l’autre côté de la cannette…”

Je ne réfléchis pas plus et lance un regard foudroyant au serveur qui, connaissant son métier, s’avance afin de noter la modification de la commande. A un mètre de moi, il tend l’oreille. J’inspire, ouvre la bouche et, d’une voix enjouée, dis : “Un Tropico… Coco !”

Au sourire narquois du serveur ainsi qu’aux rires étouffés que je devine derrière moi, je comprends soudain la bêtise que je viens à peine de dégurgiter !! Sans dire un mot, je prends le sachet qu’on me tend je paie le compte juste et marche derrière mes “amis” jusqu’à la table où leur fou-rire éclate. Quatre ans que Skyis me la ramène cette histoire et avec ce post, ça ne va pas s’arranger…

C’est la fin d’une époque

de Thomas le Monday 24 November 2003

Aujourd’hui matin j’ai assisté au dernier cours d’histoire des religions (je sais, c’est pas très folichon comme matière). C’était un moment émouvant auquel je me suis joint parce qu’il faut quand même montrer sa binette une fois avant le sempiternel examen de janvier. Derrick Hunter (c’est le nom du prof… si si !) avait revêtu ses plus beaux vêtements sortis tout droit de la garde-robe d’un Allemand rescapé des années 70. Hum… Hum - voix harmonieuse de présentatrice spécialiste de la haute couture - Derrick Hunter nous apparaît dans son joli pantalon de flanelle kaki, légèrement trop court sur lequel, surmontant quelques bourlets malvenus, tombe un pull rouge vif à l’encolure rappelant la célèbre série mettant en scène des extraterrestres qui mangeaient des souris blanches et des serpents… …Bande d’incultes : “V”

En fait, je voulais vous parler de Derrick Hunter pour pouvoir extrapoler sur les économies de bouts de chandelle adoptées généralement dans les écoles. Je sais que l’enseignement n’est pas un secteur qui attire les richissimes placeurs mais bon… Prenez ce professeur à l’allure bouffonne et aux énormes lunettes demi-teintes carrées. A la base, il enseigne la religion mais l’école lui a donné le cours d’histoire des religions qui n’a absolument rien à voir (même si ces cours possèdent tout deux un intitulé dans lequel on retrouve le mot “religion”) !

Lorsqu’on est un honnête chrétien catholique (et fier de l’être), comment peut-on penser qu’on peut parler objectivement de la “musulmanie”, de la “juifonomie” ou du “boudahsionnisme” ? De plus, si le professeur confond des termes aussi équivoques que “musulman” et “islamiste”, ça commence à devenir vraiment effrayant, limite dangereux pour les esprits non critiques qui peuplent les classes de mon école adorée !!

Un point positif pour Derrick Hunter : il nous laisse sortir une demie heure plus tôt pour, dit-il “être bien placé dans la file de la cantine afin de s’offrir un bon potage”.

Proverbe

de Thomas le Wednesday 12 November 2003

Ne réveillez jamais un chat qui dort ! Essayez de réveiller un chat éveillé !