Textes pour le mois de December 2005

R’n'R movies

de Thomas le Monday 26 December 2005

J’ai récemment apprécié les films « Dig !» et « 24 hours party people ». Avec Veda on s’est mis à l’écoute abusive des Brian Jonestown Massacre et j’attends avec impatience le film consacré à la vie de Ian Curtis.

Joyeux etc…

de Thomas le Saturday 24 December 2005

Ou plutôt le 25 vers 04h30. « Le Petit Bougnat » s’enflamme et sur la piste de danse, quelques anciens se déchaînent nous offrant un hymne aux facéties indécentes.

Au Randaxhe

de Cyprien Hess le Saturday 24 December 2005

Je ne suis pas ici pour vous décrire les magnificences des technologies d’aujourd’hui. Outre le web, les récents progrès autour des nanotechnologies, je pense être en droit de vociférer que les terrasses chauffées sont l’aubaine de ce siècle.

Alors qu’un pluie fine mais glacée fouaille les pavés, je peux aisément vider mon expresso en considérant curieusement la grossièreté que génèrent les emplettes de Noël. Et, reposant l’ambroisie corsée, je souris.

Je suis heureux de ce désert torride qui s’impose à ma vie familiale et n’encombre pas mon esprit. Quel est l’ultime cadeau tendancieux qui nourrira les rires, les remerciements et la bonne humeur de tous à 00h00 ? De toute façon, chacun aura oublier la bonté de son prochain et cela, bien avant 2006.

Aah, stupide avènement de la consommation programmée et de la commercialisation effrénée.

Optimisme Freinétique

de Thomas le Monday 19 December 2005

“Il y a un invariant aussi qui justifie tous nos tâtonnements et authentifie notre action : c’est l’optimiste espoir en la vie”

[Célestin Freinet invariant n°30]

A la Toccata

de Cyprien Hess le Monday 19 December 2005

Je constate encore une fois la non-singularité de mes amours adultescentes. Tandis que refroidit le vin chaud, embaumant ma personne d’un onctueux parfum de cannelle caractéristique à l’approche de Janvier, j’écoute assidûment les sonorités expectorées par les enceintes altérées de cette caverne. Si les murs étaient recouverts d’un papier-peint fleuri, ce dernier s’affalerait en lambeaux, cisaillé par la décrépitude de la musique.

Connaissez-vous cette radio ?, dis-je à une dame attablée à mes côtés.
Nostalgie, me répond-elle pleine de cette bonté typique de vieille frustrée.

Celle que je nommerai dorénavant Nostalgie déglutit aujourd’hui des slows d’un autre temps, langoureux et donc piteux à souhait. Ces complaintes anglo-saxonnes me laissent pantois de désuétude. Comment croire qu’une relation amoureuse peut avoir une quelconque importance si ses piliers musicaux semblent aussi atrocement suaves.

La nausée, oui, c’est bien la nausée ce costume que revêt mon souvenir. Je macule de sang ma mémoire jusqu’à révulser mon estomac – pourtant coutumier de ce genre d’exercice. Mes jambes m’emportent jusqu’aux toilettes où je vomis bruyamment ces amours peu ragoûtantes.

L’urinoir a beaucoup de mal à avaler. Moi aussi. Une dame s’encadre dans la porte.

Vous allez bien ? C’est la dame de toute à l’heure.

Oui, réponds-je. Juste une déception amoureuse.