Et dire qu’en plus on devient de vieux cons

Classé dans la catégorie Ethylisme par Thomas le Thursday 16 August 2007

Ce matin n’est qu’une expression rhétorique.

Oui, il est déjà 15 heures et ce matin, rien n’est clair. Je me souviens de gobelets en plastique fissurés, craquelés, gisant sur le sol et formant une marée boueuse, surconsommation écoeurante. Elle m’engloutit tout entier et me voilà dans des eaux troubles, alcoolisées. Les jours s’apparentent aux nuits qui habillent et maquillent les êtres, si bien qu’ils se ressemblent tous. Des clones. Je croise des visages déformés. Leurs lèvres ont l’air de fondre, de couler sur leurs mentons comme une bière mal avalée.

Par habitude, je bois. Aussi parce que je ne supporte pas la foule, la chaleur humaine, cette odeur nauséabonde, traduction du “tout va bien dans le meilleur des mondes”. NON.

Alors, lorsqu’un serveur nous demande ce qu’il nous reste comme argent, on dépose un billet de cinq et une pièce de deux euros sur le comptoir. Dans un français douteux il nous explique que contre ces sept euros, nous aurons la fin du fût. On ne tient déjà presque plus debout mais cela nous apparaît comme une bonne idée. Cependant, avant qu’on s’en rende compte, les verres s’amoncellent jusqu’à former une tablée de trente-huit bières. TRENTE-HUIT. SEPT EUROS. Nous sommes cinq et nos doutes disparaissent : le lendemain sera difficile.

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