Quand chômage rime avec que dalle
Classé dans la catégorie Survie quotidienne par Thomas le Monday 15 October 2007
Je suis partagé entre un béguin pour mon inactivité et le capital besoin de gagner à nouveau un fier pécule, fruit de labeurs insoutenables auprès d’envahissants morpions. Je n’oeuvre guère dans l’esthétique. Education et formation, ils appellent ça. J’opterai plutôt pour “nécéssité et survie en milieu hostile”.
Le quinze octobre et une seule proposition de deux semaines en Communauté germanophone, enfin si elle existe toujours. J’ai dû décliner l’offre, ce n’est pas que j’ai le moindre grief contre les Allemands, mais Eupen est loin et le pétrole onéreux.
Alors j’attends, prisonnier des murs incolores de mon appartement. Alors je calcule tout en enfouissant les factures mensuelles sous une pile de cours à moitié préparés.
Avec Veda, on commence à vivre mal notre chômage. Enfin le mien puisque lorsque le FOREM décide idiotement d’envoyer une lettre à une adresse tronquée, le stage d’attente se prolonge d’un an.
Il faut vous expliquer également que cette langueur qui nous habite réveille en nous quelques désirs anarchistes. Parce qu’autant il est difficile de ne pas en toucher une et de vivre de rien, autant voir le gouvernement belge engranger des millions juste lors de réunions tardives sans intérêt, c’est plutôt écoeurant. Enfin, eux, ils ont un alibi !
Nous, heureusement, il nous reste l’alcool…
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