Dix secondes à la cité administrative

Classé dans la catégorie Survie quotidienne par Thomas le Saturday 15 December 2007

D’après Veda, les heures d’attente à la cité administrative sont une corvée. Je n’en sais encore rien car ce matin, pour la deuxième fois, mon ticket a expiré au bout d’une dizaine de secondes. Pourtant j’avais prévu Julio Cortázar et Cronopes et Fameux. Au cas-où. Et dire que j’avais reporté cette mise à jour de carte d’identité depuis la mi-juin, évitant d’ouvrir les enveloppes de rappel.

Dix secondes m’ont laissé largement le temps d’entrevoir l’essentiel : même après six mois de chomâge, je ne ressemble pas à la caricature d’un assisté que je ne vous décrirais pas ici.

Finalement, je me retrouve assis au Rivoli comme au bon vieux temps. Rien n’a changé. Les gens sont rarement accompagnés et, l’oreille pendue à leur portable hors de prix, ils oeuvrent toujours pour la discrétion.

Dans la rue, les vieux ajustent leurs pas sur ceux d’autres vieux et tous sont coiffés de la même casquette. A carreaux. Identique à la mienne. La moins cher qu’on puisse trouver dans les rayons de l’espace vêtement d’un pet shop du centre. Après tout, je suis peut-être vieux avant l’âge. Retraité avant d’avoir réellement travaillé. Souvent c’est mon impression.

Tout ça me donne envie de boire des bières ce soir. En même temps, on trouve toujours une excuse pour boire des bières. Toujours quelque chose à fêter. Toujours quelque chose à oublier.

<edit> En plus, la Perfectdraft
fonctionne à nouveau ! </edit>

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