Textes pour le mois de January 2008

Anne Quevrin est toujours une conne

de Thomas le Tuesday 22 January 2008

Visiblement les statistiques de www.decadanses.com montrent chaque jour un engouement certain pour Anne Quevrin. Un texte écrit à la hâte en décembre 2003 croquait rudement la spécialiste du gotha, des propos vindicatifs publiés sans regret.

L’article poussiéreux, intitulé Anne Quevrin est une conne, attire quotidiennement un nombre estimable de férus du journalisme. Donnons leur donc une raison supplémentaire de feuilleter mes pages et attachons-nous à discuter quelque peu du fameux bêtisier 2007 de Place Royale.

Je n’ai malheureusement aucune explication rationnelle à vous livrer concernant mon visionnage de ce prodigieux spectacle. Le fait est que je suis tombé un samedi soir sur l’annonce de l’imminence de l’humour. Pathétique.

Nous sautions d’une Anne Quevrin rondouillarde aux yeux pétillants à une Anne Quevrin dégrossie et cernée. Toutes deux pourtant bafouillaient légèrement avant de s’esclaffer bruyamment.

Outre les bonnes blagues du cocasse S.A.R. le Prince Laurent et l’intérêt d’un caméraman pour un couple de canards forniquant au milieu du lac du parc royal (?) j’ai eu un mal fou à prendre au premiers degré ces séquences hilarantes.

Alors, deux questions s’imposent : l’émission est-elle nullissime au point de fournir un bêtisier de piètre qualité ? Ou alors Anne Quevrin a-t-elle un incommensurable sens inné d’autodérision et une maîtrise parfaite du second degré ?

Vendredi désespoir

de Thomas le Friday 18 January 2008

Le vendredi, lorsqu’on reste traîner à l’appartement ou ailleurs, c’est assez déprimant. Autrefois, ça ne me dérangeait nullement. Je veux dire, avant Veda :

Je me retrouvais tout seul face à l’écriture avec du vin ou de la bière et de la bonne musique. Jusqu’à ce que ça devienne glauque. Jusqu’à cet infime moment où vos proches vous font remarquer que boire autant et aussi souvent seul est dangereux voire pitoyable. Dans ce sens.

Parfois, je ne sais pour quelle raison, on farfouille dans nos vieux disques de groupes oubliés, maudits, démodés ou alors on tombe sur des petits trésors d’mp3 [...]

On laisse vibrer les murs et on ne se parle pas. On ne peut pas. La musique est trop forte; les sensations, trop puissantes. On boit de la bière et quelquefois de l’absynthe.

A deux, pour les autres, c’est moins glauque.

A mon étoile ?

de Thomas le Wednesday 16 January 2008

Dimanche soir. Alors que je me tournais et retournais dans le lit, simplement parce que le lendemain matin, le lundi allait repointer sa vilaine tête, je me souvins de mes premières amours. Le journalisme.

D’accord, les horaires sont affreusement surchargés et le salaire est souvent loin de suivre. Le reste n’est pourtant qu’avantages pour moi. Un métier où je peux me sentir bien. Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ? Cela me parait si simple tout d’un coup.

Essayons donc de nous trouver une petite place de pigiste. La chose n’est pas aisée mais si elle se produit, que la vie sera moins stressante. Ecrire pour vivre. Même écrire de la merde pour vivre serait grandiose. L’idée me semble si alléchante que j’en pleurerais.

Alors que j’écris ces lignes, j’entends quelques collègues à l’autre bout de la pièce qui discutent du professeur que je remplace. Les nouvelles ne sont pas joyeuses. Je vois alors une porte lourde et opaque se refermer sur moi tandis que la minute fatidique perfore mes tympans…

————————

Comme je l’avais prévu, depuis, mes cours ne sont que soubresauts d’optimisme : certains élèves m’apparaissent même… Hum… “Sympas” !?!

Chronique de la salle des profs

de Thomas le Wednesday 9 January 2008

Mon retour dans une salle des profs est aussi pénible que la fin de mon intérim de l’année dernière était réjouissante.

La pièce est immense et pourtant, je m’y sens à l’étroit. Les minutes semblent si longues. J’ai l’impression que ma barbe pousse plus vite en ce lieu. Je passe mon temps à espérer qu’il sonne pour en finir avec ce malaise et lorsque mon souhait se réalise, des crampes violentent mes intestins.

Les gens ne se rendent pas compte à quel point ce métier peut être stressant. Oui. Oui. Congés. Congés. Congés. Mais entre ces congés, l’estomac se contorsionne, le cœur tonne et la tête tourne. Tous les matins, ça recommence. Que ne ferions-nous pas pour quelques billets de plus ?

J’attends. Evidemment, cette profession majoritairement féminine possède toujours son pseudo mâle dominant. La grande gueule. Le comique. Le trublion. Celui qui à la fois exaspère et détend l’atmosphère à coup de fallacieuses galéjades. Chaque salle des profs dispose d’un spécimen. Au moins un.

Pour le reconnaître rapidement, un conseil : fixez la porte d’entrée. Celui qui s’engouffrera en chantonnant “Bonjour collègues adorés”, sera ce burlesque bouffon. Toujours de bonne humeur, motivé en plein. Mon opposé direct. En effet, la politesse m’astreint à une totale discrétion.

Pour nombre de ces “collègues adorés” - enfin les plus avertis, seuls à remarquer ma présence - j’ai l’air gentil. Certains s’interrogent sans nulle doute sur ce que je fabrique avec ce carnet chargé de ratures et de dessins. Aucun pourtant n’aura à l’esprit que je les pastiche d’une manière acidulée.