Textes pour la catégorie Journal extime

En attendant l’automne…

de Thomas le Wednesday 11 June 2008

 

Ce texte date du 09 avril 2008 et fut à l’origine publié sur Le Carnet.

 

ATTENTION LA CHRONIQUE SUIVANTE CONSOMME PLETHORE DE TERMES ANGLO-SAXONS ET D’ACRONYMES EN TOUT GENRE. CETTE LIBERTE D’ECRITURE EXPOSERA IRREFRAGABLEMENT CERTAINS INCONDITIONNELS DE LA LANGUE FRANÇAISE A DE MANIFESTES TOURMENTS.

 

Cent chroniques, voilà.

Je ne me remets pas moi-même de cette soudaine assiduité. Entre écrire trois à quatre fois par mois depuis août 2003 - avec de petits hauts et des très très bas - et ce carnet qui a tout juste 100 journées, j’ai trouvé le rythme. Plus qu’un entraînement à une écriture simplifiée, plus qu’une discipline, cette amas de tout et de rien est devenu un véritable aide-mémoire. C’est ce qui me plaît aujourd’hui. Je peux farfouiller dans les archives sans avoir des crampes au ventre en relisant quelque phrase jaillie de mes doigts, ce qui m’était psychologiquement impossible avec les précédents projets. Même si des amis, des connaissances aiment beaucoup, je perçois trop les ficelles cachées dernières les tournures pseudo-mélodiques des phrases. J’entrevois les jeux de mots mélancoliques avec beaucoup trop de lucidité et les sueurs froides m’assaillent immédiatement.

Cent chroniques, deux cent quatre-vingt-sept textes de l’autre côté… Sans compter la petite cinquantaine d’articles inintéressants que j’ai supprimé sans remord au fil des ans. Je n’ai jamais réellement fait de bilan, comme je n’ai jamais réellement eu de lecteurs fidèles - enfin du moins de commentaires qui me laissaient penser que j’avais des lecteurs fidèles. J’ai très envie en ce mercredi neuf avril de plonger dans le passé. Juste un petit effort de mémoire…

Je me souviens du premier blog sur lequel je suis arrivé par hasard un peu avant le 15 août 2003, une espèce de site compliqué avec plein de liens, de couleurs criardes et d’histoires complètement inutiles. Par contre, je ne me rappelle ni l’adresse, ni le prénom de la fille, très commun il me semble. Je suis retombé dessus bien des années plus tard - enfin deux ans plus tard - et je me suis rendu compte qu’il n’avait aucun rapport avec mon idée de l’écriture extime.

Bref, sur ce site, je lis à un moment un mot qui me semble aussitôt insolite : blogue. J’essaie alors d’en trouver la définition, atterrissant en quelques clics sur une plate-forme québécoise. Après une observation à la fois précipitée et minutieuse, je crée une première mouture semblable à toutes les autres avec un arrière-plan composé de gros pixels grisâtres et une image granulée de céréales quelconques secouées par le vent - je trouvais ça très poétique à l’époque. Le titre que je donnai à ce premier jet qui dura quatre jours, soit six textes : Blogue à part. Et dire que je le trouvais inventif !

J’abandonne rapidement la plate-forme car l’énorme bandeau publicitaire gâche tout et je me mets à essayer de coder une page avec un programme bien connu. J’y passe une journée et une bonne partie de la nuit. En cherchant autour de moi le moyen d’uploader mon contenu sur Internet, je finis par parasiter cinq Mo sur l’adresse ftp d’une connaissance d’un ami.

Surgit alors Lost in the web version 2003 en html, avec son design emprunté à Radiohead puis la version 2004, la première sous Wordpress, un blog à la dominante de rouge avec plein de petits boutons partout. Mon premier carnet Atoma, offert par Audrey reprend d’ailleurs cet artwork. Deux réalisations qui, à mon grand regret, ont disparu dans les méandres de la mémoire d’un disque dur défectueux. J’en demeure assez nostalgique.

Ensuite il y a eu le retour au html en 2005-2006 avec le très joli mais trop compliqué à mettre à jour (Peeping)*(tom) qui enfanta Colin et Cyprien Hess, deux idées un peu fanées depuis. Une ambiance “vieille machine à écrire” que j’aimais beaucoup à cause d’un côté assez original. Enfin, ça ne ressemblait à aucun blog que je lisais. Hélas, c’était réellement trop fastidieux et je finissais par ne plus écrire du tout.

Alors je suis revenu sous Wordpress avec les différentes versions d’un même thème pour personnaliser encore et encore Décadanses. Ce dernier s’est donc enrichi au fil des mois jusqu’à accoucher de ce carnet en décembre 2007. Au départ, il devait un peu avoir la même fonction que la catégorie journal extime de Décadanses ; il est depuis devenu bien plus, à mon sens.

Les années ont passé, enfin pas tant que ça, mais assez déjà pour que nombre de blogs que j’ai un jour lus disparaissent pour de bon. Pour ma part, je sais d’ores et déjà que jamais je n’enlèverais ce que j’ai écrit de la toile. Je ne pense pas pouvoir m’y résoudre un jour… C’est peut-être bête mais cette écriture à travers ces simples codes informatiques fait tellement partie de ce que je suis aujourd’hui que j’aimerais un jour graver un sigle, un mot, quelque-chose sur ma peau pour… Sans raison en fait. Juste comme ça. Justifier cette importance.

Anne Quevrin est toujours une conne

de Thomas le Tuesday 22 January 2008

Visiblement les statistiques de www.decadanses.com montrent chaque jour un engouement certain pour Anne Quevrin. Un texte écrit à la hâte en décembre 2003 croquait rudement la spécialiste du gotha, des propos vindicatifs publiés sans regret.

L’article poussiéreux, intitulé Anne Quevrin est une conne, attire quotidiennement un nombre estimable de férus du journalisme. Donnons leur donc une raison supplémentaire de feuilleter mes pages et attachons-nous à discuter quelque peu du fameux bêtisier 2007 de Place Royale.

Je n’ai malheureusement aucune explication rationnelle à vous livrer concernant mon visionnage de ce prodigieux spectacle. Le fait est que je suis tombé un samedi soir sur l’annonce de l’imminence de l’humour. Pathétique.

Nous sautions d’une Anne Quevrin rondouillarde aux yeux pétillants à une Anne Quevrin dégrossie et cernée. Toutes deux pourtant bafouillaient légèrement avant de s’esclaffer bruyamment.

Outre les bonnes blagues du cocasse S.A.R. le Prince Laurent et l’intérêt d’un caméraman pour un couple de canards forniquant au milieu du lac du parc royal (?) j’ai eu un mal fou à prendre au premiers degré ces séquences hilarantes.

Alors, deux questions s’imposent : l’émission est-elle nullissime au point de fournir un bêtisier de piètre qualité ? Ou alors Anne Quevrin a-t-elle un incommensurable sens inné d’autodérision et une maîtrise parfaite du second degré ?

I wish you a merry machin (sauf à toi là-bas sur ton lit d’hôpital)

de Thomas le Friday 21 December 2007

Les derniers jours de 2007 annoncent une excellente année 2008. Je vous l’assure. Cela a commencé hier avec la réception d’une prime de fin d’année juteuse et se poursuit aujourd’hui avec la signature d’un contrat pour un travail à temps plein qui me laissera quatre après-midi de libre sur cinq sans compter les six heures de fourche qui viendront rogner ça et là mon temps de travail. Je sais l’enseignement est un milieu honteux.

Enfin je terminerai l’année en réveillonnant quelques jours in London.

Et parce que je l’écoute en boucle depuis près d’une semaine après avoir passé une après-midi à dévorer Corporate Ghost :

Et puis il y a toujours Bidextre
dont les textes Cinq et Sept relatent
l’ésotérique et néanmoins fabuleuse
histoire de Daniel Beauvoyage.

Commerce équitable

de Thomas le Wednesday 10 October 2007

J’ai acheté ce matin In Rainbows pour £ 6.00. Je vous invite à faire de même…

 

In Rainbows

Huit ans d’âge mental, comme quand j’écoutais les Zit Remedy (le groupe de Joey des Années Collèges)

de Thomas le Thursday 27 September 2007

Trop souvent je me comporte comme un enfant.

Cela n’a rien d’une figure de style. Je prononce des mots bizarres, saute dans tous les sens, me roule sur le sol sans aucune raison… Fuis mes responsabilités. Certains pourraient en conclure que lors de ces extravagances, je reviens à un état animal. Sauf que lors de ces périodes intensément infantiles, je n’ai plus de sexe. Pas l’ombre d’un pénis.

Je suis alors un enfant de huit ans qui n’aspire qu’à construire le Super Train Express Neuf Cent Quatre-Vingt-Dix-Neuf en Lego et regarder les Goonies en boucle. Cela semble pitoyable et en fait ça l’est.

C’est un peu comme si on vous rasait les poils, qu’on vous obligeait à siffler de l’hélium et qu’on vous coiffait de la légendaire “coupe au bol”. Un traumatisme profond duquel je ne me remets jamais réellement.

Le seul avantage étant que maintenant (que j’ai de la barbe) lorsqu’on se moque de moi, je peux soit casser la gueule, soit utiliser mon super-pouvoir d’autodérision !

Ceci n’était qu’une réflexion.