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	<title>Décadanses</title>
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	<description>Journal 2003 - 20** (Thomas S.)</description>
	<pubDate>Thu, 12 Jun 2008 16:34:57 +0000</pubDate>
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		<title>En attendant l&#8217;automne&#8230;</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2008/06/11/en-attendant-lautomne/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Jun 2008 11:15:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal extime]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Courier New,Courier,mono; font-size: small;">Ce texte date du 09 avril 2008 et fut à l&#8217;origine publié sur <a title="Le Carnet" href="http://www.decadanses.com/journal" target="_blank">Le Carnet</a>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">ATTENTION LA CHRONIQUE SUIVANTE CONSOMME PLETHORE DE TERMES ANGLO-SAXONS ET D&#8217;ACRONYMES EN TOUT GENRE. CETTE LIBERTE D&#8217;ECRITURE EXPOSERA IRREFRAGABLEMENT CERTAINS INCONDITIONNELS DE LA LANGUE FRANÇAISE A DE MANIFESTES TOURMENTS.</p>
<p style="text-align: center;">
<p>&nbsp;</p>
<p>Cent chroniques, voilà.</p>
<p>Je ne me remets pas moi-même de cette soudaine assiduité. Entre écrire trois à quatre fois par mois depuis août 2003 - avec de petits hauts et des très très bas - et ce carnet qui a tout juste 100 journées, j&#8217;ai trouvé le rythme. Plus qu&#8217;un entraînement à une écriture simplifiée, plus qu&#8217;une discipline, cette amas <em>de tout et de rien</em> est devenu un véritable aide-mémoire. C&#8217;est ce qui me plaît aujourd&#8217;hui. Je peux farfouiller dans les archives sans avoir des crampes au ventre en relisant quelque phrase jaillie de mes doigts, ce qui m&#8217;était psychologiquement impossible avec les précédents projets. Même si des amis, des connaissances aiment beaucoup, je perçois trop les ficelles cachées dernières les tournures pseudo-mélodiques des phrases. J&#8217;entrevois les jeux de mots mélancoliques avec beaucoup trop de lucidité et les sueurs froides m&#8217;assaillent immédiatement.</p>
<p>Cent chroniques, deux cent quatre-vingt-sept textes de l&#8217;autre côté&#8230; Sans compter la petite cinquantaine d&#8217;articles inintéressants que j&#8217;ai supprimé sans remord au fil des ans. Je n&#8217;ai jamais réellement fait de bilan, comme je n&#8217;ai jamais réellement eu de lecteurs fidèles - enfin du moins de commentaires qui me laissaient penser que j&#8217;avais des lecteurs fidèles. J&#8217;ai très envie en ce mercredi neuf avril de plonger dans le passé. Juste un petit effort de mémoire&#8230;</p>
<p>Je me souviens du premier blog sur lequel je suis arrivé par hasard un peu avant le 15 août 2003, une espèce de site compliqué avec plein de liens, de couleurs criardes et d&#8217;histoires complètement inutiles. Par contre, je ne me rappelle ni l&#8217;adresse, ni le prénom de la fille, très commun il me semble. Je suis retombé dessus bien des années plus tard - enfin deux ans plus tard - et je me suis rendu compte qu&#8217;il n&#8217;avait aucun rapport avec mon idée de l&#8217;écriture extime.</p>
<p>Bref, sur ce site, je lis à un moment un mot qui me semble aussitôt insolite : <em>blogue</em>. J&#8217;essaie alors d&#8217;en trouver la définition, atterrissant en quelques <em>clics </em>sur <a title="Monblogue" href="http://monblogue.branchez-vous.com" target="_blank">une plate-forme québécoise</a>. Après une observation à la fois précipitée et minutieuse, je crée une première mouture semblable à toutes les autres avec <a title="Exactement ceci.." href="http://monblogue.com/skins/images/bg1.jpg" target="_blank">un arrière-plan composé de gros pixels grisâtres</a> et <a title="Exactement ça" href="http://monblogue.com/skins/images/weed1.jpg" target="_blank">une image granulée de céréales quelconques secouées par le vent</a> - je trouvais ça très poétique à l&#8217;époque. Le titre que je donnai à ce premier jet qui dura quatre jours, soit six textes : <em>Blogue à part</em>. Et dire que je le trouvais inventif !</p>
<p>J&#8217;abandonne rapidement la plate-forme car l&#8217;énorme bandeau publicitaire gâche tout et je me mets à essayer de coder une page avec un programme bien connu. J&#8217;y passe une journée et une bonne partie de la nuit. En cherchant autour de moi le moyen d&#8217;<em>uploader </em>mon contenu sur Internet, je finis par parasiter <em>cinq Mo </em>sur l&#8217;adresse <em>ftp </em>d&#8217;une connaissance d&#8217;un ami.</p>
<p>Surgit alors<em> Lost in the web</em> version 2003 en <em>html</em>, avec son design emprunté à <a title="Enfin à Stanley Downwood" href="http://www.slowlydownward.com/" target="_blank">Radiohead</a> puis la version 2004, la première sous <em><a title="Wordpress" href="http://www.wordpress.org" target="_blank">Wordpress</a></em>, un blog à la dominante de rouge avec plein de petits boutons partout. Mon premier carnet <em>Atoma</em>, offert par Audrey reprend d&#8217;ailleurs cet artwork. Deux réalisations qui, à mon grand regret, ont disparu dans les méandres de la mémoire d&#8217;un disque dur défectueux. J&#8217;en demeure assez nostalgique.</p>
<p>Ensuite il y a eu le retour au <em>html </em>en 2005-2006 avec le très joli mais trop compliqué à mettre à jour <a title="(peeping)*(tom)" href="http://www.decadanses.com/avant/" target="_blank"><em>(Peeping)*(tom)</em></a> qui enfanta <a title="Colin, diariste" href="http://www.decadanses.com/avant/colin.htm" target="_blank">Colin </a>et <a title="Les notules de Cyprien Hess" href="http://www.decadanses.com/avant/cyprien.htm" target="_blank">Cyprien Hess</a>, deux idées un peu fanées depuis. Une ambiance &#8220;vieille machine à écrire&#8221; que j&#8217;aimais beaucoup à cause d&#8217;un côté assez original. Enfin, ça ne ressemblait à aucun blog que je lisais. Hélas, c&#8217;était réellement trop fastidieux et je finissais par ne plus écrire du tout.</p>
<p>Alors je suis revenu sous <em><a title="Wordpress" href="http://www.wordpress.org" target="_blank">Wordpress</a> </em>avec les différentes versions d&#8217;un même <a title="'Mental Disorder' de Razvan Teodorescu" href="http://teo.esuper.ro/wordpress-themes/mental-disorder/" target="_blank">thème</a> pour personnaliser encore et encore <a title="Décadanses" href="http://www.decadanses.com" target="_blank"><em>Décadanses</em></a>. Ce dernier s&#8217;est donc enrichi au fil des mois jusqu&#8217;à accoucher de ce carnet en décembre 2007. Au départ, il devait un peu avoir la même fonction que la catégorie <a title="Je pique l'idée de Michel Tournier qui l'avait peut-être déjà prise à quelqu'un d'autre ..." href="http://www.decadanses.com/category/journal-extime/" target="_blank"><em>journal extime</em></a> de <a title="Décadanses" href="http://www.decadanses.com" target="_blank"><em>Décadanses</em></a> ; il est depuis devenu bien plus, à mon sens.</p>
<p>Les années ont passé, enfin pas tant que ça, mais assez déjà pour que nombre de blogs que j&#8217;ai un jour lus disparaissent pour de bon. Pour ma part, je sais d&#8217;ores et déjà que jamais je n&#8217;enlèverais ce que j&#8217;ai écrit de la toile. Je ne pense pas pouvoir m&#8217;y résoudre un jour&#8230; C&#8217;est peut-être bête mais cette écriture à travers ces simples codes informatiques fait tellement partie de ce que je suis aujourd&#8217;hui que j&#8217;aimerais un jour graver un sigle, un mot, quelque-chose sur ma peau pour&#8230; Sans raison en fait. Juste comme ça. Justifier cette importance.</p>
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		<title>Anne Quevrin est toujours une conne</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2008/01/22/anne-quevrin-est-toujours-une-conne/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 1969 21:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal extime]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Courier New'">Visiblement les statistiques de <em>www.decadanses.com</em> montrent chaque jour un engouement certain pour Anne Quevrin. Un texte écrit à la hâte en décembre 2003 croquait rudement la spécialiste du gotha, des propos vindicatifs publiés sans regret.</span></p>
<p align="left"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Courier New'">L&#8217;article poussiéreux, intitulé <a href="http://www.decadanses.com/2003/12/04/anne-quevrin-est-une-conne/" title="Archives &gt; Anne Quevrin est une conne"><em>Anne Quevrin est une conne</em></a>, attire quotidiennement un nombre estimable de férus du journalisme. Donnons leur donc une raison supplémentaire de feuilleter mes pages et attachons-nous à discuter quelque peu du fameux bêtisier 2007 de <em>Place Royale</em>.</span></p>
<p align="left"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Courier New'">Je n&#8217;ai malheureusement aucune explication rationnelle à vous livrer concernant mon visionnage de ce prodigieux spectacle. Le fait est que je suis tombé un samedi soir sur l&#8217;annonce de l&#8217;imminence de l&#8217;humour. Pathétique.</span></p>
<p align="left"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Courier New'">Nous sautions d&#8217;une Anne Quevrin rondouillarde aux yeux pétillants à une Anne Quevrin dégrossie et cernée. Toutes deux pourtant bafouillaient légèrement avant de s&#8217;esclaffer bruyamment.</span></p>
<p align="left"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Courier New'">Outre les bonnes blagues du cocasse S.A.R. le Prince Laurent et l&#8217;intérêt d&#8217;un caméraman pour un couple de canards forniquant au milieu du lac du parc royal (?) j&#8217;ai eu un mal fou à prendre au premiers degré ces séquences hilarantes.</span></p>
<p align="left"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Courier New'">Alors, deux questions s&#8217;imposent : l&#8217;émission est-elle nullissime au point de fournir un bêtisier de piètre qualité ? Ou alors Anne Quevrin a-t-elle un incommensurable sens inné d&#8217;autodérision et une maîtrise parfaite du second degré ?</span></p>
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		<title>Vendredi désespoir</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2008/01/18/vendredi-desespoir/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 1969 21:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ethylisme]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Le vendredi, lorsqu&#8217;on reste traîner à l&#8217;appartement ou ailleurs, c&#8217;est assez déprimant. Autrefois, ça ne me dérangeait nullement. Je veux dire, avant Veda : </font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Je me retrouvais tout seul face à l&#8217;écriture avec du vin ou de la bière et de la bonne musique. Jusqu&#8217;à ce que ça devienne glauque. Jusqu&#8217;à cet infime moment où vos proches vous font remarquer que boire autant et aussi souvent seul est dangereux voire pitoyable. Dans ce sens.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Parfois, je ne sais pour quelle raison, on farfouille dans nos vieux disques de groupes oubliés, maudits, démodés ou alors on tombe sur des petits trésors d&#8217;mp3 [...] </font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">On laisse vibrer les murs et on ne se parle pas. On ne peut pas. La musique est trop forte; les sensations, trop puissantes. On boit de la bière et quelquefois de l&#8217;absynthe.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">A deux, pour les autres, c&#8217;est moins glauque.</font></p>
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		<title>A mon étoile ?</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2008/01/16/a-mon-etoile/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 1969 21:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[En saigner]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Dimanche soir. Alors que je me tournais et retournais dans le lit, simplement parce que le lendemain matin, le lundi allait repointer sa vilaine tête, je me souvins de mes premières amours. Le journalisme.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">D&#8217;accord, les horaires sont affreusement surchargés et le salaire est souvent loin de suivre. Le reste n&#8217;est pourtant qu&#8217;avantages pour moi. Un métier où je peux me sentir bien. Pourquoi n&#8217;y ai-je pas pensé plus tôt ? Cela me parait si simple tout d&#8217;un coup.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Essayons donc de nous trouver une petite place de pigiste. La chose n&#8217;est pas aisée mais si elle se produit, que la vie sera moins stressante. Ecrire pour vivre. Même écrire de la merde pour vivre serait grandiose. L&#8217;idée me semble si alléchante que j&#8217;en pleurerais.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Alors que j&#8217;écris ces lignes, j&#8217;entends quelques collègues à l&#8217;autre bout de la pièce qui discutent du professeur que je remplace. Les nouvelles ne sont pas joyeuses. Je vois alors une porte lourde et opaque se refermer sur moi tandis que la minute fatidique perfore mes tympans&#8230;</font></p>
<p align="center"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</font></p>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Comme je l&#8217;avais prévu, depuis, mes cours ne sont que soubresauts d&#8217;optimisme : certains élèves m&#8217;apparaissent même&#8230; Hum&#8230; &#8220;Sympas&#8221; !?!</font></p>
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		<title>Chronique de la salle des profs</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2008/01/09/chronique-de-la-salle-des-profs/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 1969 21:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[En saigner]]></category>

		<category><![CDATA[Survie quotidienne]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Mon retour dans une salle des profs est aussi pénible que la fin de mon intérim de l&#8217;année dernière était réjouissante.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">La pièce est immense et pourtant, je m&#8217;y sens à l&#8217;étroit. Les minutes semblent si longues. J&#8217;ai  l&#8217;impression que ma barbe pousse plus vite en ce lieu. Je passe mon temps à espérer qu&#8217;il sonne pour en finir avec ce malaise et lorsque mon souhait se réalise, des crampes violentent mes intestins.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Les gens ne se rendent pas compte à quel point ce métier peut être stressant. Oui. Oui. Congés. Congés. Congés. Mais entre ces congés, l&#8217;estomac se contorsionne, le cœur tonne et la tête tourne. Tous les matins, ça recommence. Que ne ferions-nous pas pour quelques billets de plus ?</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">J&#8217;attends. Evidemment, cette profession majoritairement féminine possède toujours son pseudo mâle dominant. La grande gueule. Le comique. Le trublion. Celui qui à la fois exaspère et détend l&#8217;atmosphère à coup de fallacieuses galéjades. Chaque salle des profs dispose d&#8217;un spécimen. Au moins un.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Pour le reconnaître rapidement, un conseil : fixez la porte d&#8217;entrée. Celui qui s&#8217;engouffrera en chantonnant &#8220;Bonjour collègues adorés&#8221;, sera ce burlesque bouffon. Toujours de bonne humeur, motivé en plein. Mon opposé direct. En effet, la politesse m&#8217;astreint à une totale discrétion.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Pour nombre de ces &#8220;collègues adorés&#8221; - enfin les plus avertis, seuls à remarquer ma présence - j&#8217;ai l&#8217;air gentil. Certains s&#8217;interrogent sans nulle doute sur ce que je fabrique avec ce carnet chargé de ratures et de dessins. Aucun pourtant n&#8217;aura à l&#8217;esprit que je les pastiche d&#8217;une manière acidulée.</font></p>
<p>[Cliquer sur le titre pour entendre la musique]</p>
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		<title>Histoire de prénoms</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/12/22/histoire-de-prenoms/</link>
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		<pubDate>Fri, 21 Dec 2007 22:01:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Survie quotidienne]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Avec Veda on regardait récemment un documentaire sur le mystère de l&#8217;éducation des enfants handicapés mentaux et comme tous téléspectateurs qui se respectent nous nous sommes posés quelques questions, exemple :</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2"><em> Et nous ? Que ferions-nous si nous enfantions un tel marmot ?</em></font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">La seule idée qui nous vint alors à l&#8217;esprit, c&#8217;est de l&#8217;appeler Cynoque. Oh nous n&#8217;irions pas jusqu&#8217;à l&#8217;attacher au fin fond de la cave comme dans <em>Les Gonnies</em> mais ce serait quand-même sacrément drôle !</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Alors on a rigolé un bon coup puis on a zappé sur <em>Arnold et Willy</em>. Ce qui résonne aussi comme une bonne blague.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Il n&#8217;y a pas longtemps - pour rester sur le choix de prénoms - nous avions pris la décision que quoiqu&#8217;il advienne, nous donnerions un deuxième prénom débile à notre peut-être futur bambin. Genre Bruce. Ou Jacky. Ou Obi-Wan. Non Bruce, c&#8217;est bien.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2"><em> Mon petit Brucie adoré, amène un peu une bière à papa !</em><br />
</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2"><em>Ça le fait grave</em>, comme disent les jeunes ! Si dans quelques années vous me croisez pilotant une poussette, je peux vous assurez qu&#8217;assis confortablement, un petit Bruce ou une petite Marmelade observera gaiement le joyeux monde dans lequel nous vivons.</font></p>
<p style="text-align: right"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">NB : <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=61508.html" title="****" target="_blank">Hard Candy</a> est vraiment pas mal !</font></p>
]]></description>
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		</item>
		<item>
		<title>I wish you a merry machin (sauf à toi là-bas sur ton lit d&#8217;hôpital)</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/12/21/i-wish-you-a-merry-machin-sauf-a-toi-la-bas-sur-ton-lit-dhopital/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 1969 21:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal extime]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Les derniers jours de 2007 annoncent une excellente année 2008. Je vous l&#8217;assure. Cela a commencé hier avec la réception d&#8217;une prime de fin d&#8217;année juteuse et se poursuit aujourd&#8217;hui avec la signature d&#8217;un contrat pour un travail à temps plein qui me laissera quatre après-midi de libre sur cinq sans compter les six heures de fourche qui viendront rogner ça et là mon temps de travail. Je sais l&#8217;enseignement est un milieu honteux.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Enfin je terminerai l&#8217;année en réveillonnant quelques jours <span style="font-style: italic">in London. </span></font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Et parce que je l&#8217;écoute en boucle depuis près d&#8217;une semaine après avoir passé une après-midi à dévorer <a href="https://www.kungfunation.com/index.php?main_page=product_music_info&amp;products_id=340" title=" I AIN'T NEVER GOING ANYWHERE" target="_blank"><em>Corporate Ghost</em></a> :</font></p>
<p><span style="font-style: italic"></span><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">[Cliquer sur le titre pour entendre la musique]</font></p>
<p align="right"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Et puis il y a toujours <a href="http://www.bidextre.be/index.php?type=date&#038;order=asc" title="Ecriture à deux mains" target="_blank">Bidextre</a></font><br />
<font face="Courier New, Courier, mono" size="2">dont les textes <em>Cinq </em>et <em>Sept </em>relatent</font><br />
<font face="Courier New, Courier, mono" size="2">l&#8217;ésotérique et néanmoins fabuleuse </font><br />
<font face="Courier New, Courier, mono" size="2">histoire de Daniel Beauvoyage.</font></p>
]]></description>
		<wfw:commentRss>http://www.decadanses.com/2007/12/21/i-wish-you-a-merry-machin-sauf-a-toi-la-bas-sur-ton-lit-dhopital/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>La nuit je mens</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/12/19/la-nuit-je-mens/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 1969 21:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Survie quotidienne]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Lorsque le dos tourné, atone, je me laisse lentement  glisser vers le sommeil, le moindre bruit qu&#8217;elle émet me projète loin d&#8217;ici. Je me retrouve sur le bord de l&#8217;autoroute. Les voitures me frôlent et je sursaute. Mes yeux roulent dans leurs orbites. Les convulsions sabotent ma raison. Je ne contrôlent plus mes pensées. Vague, mon esprit vogue et je me perds dans les tréfonds de rêves incohérents. Dans une cabine de plage, Veda se fait dépouiller de ses os pour mourir sans douleur et je pleure.</font></p>
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		<title>Morceau d&#8217;adolescence #2</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Dec 2007 22:20:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2"><br />
J’ai retrouvé des textes écrits à l’époque de la quatrième secondaire si mes souvenirs sont exacts. Ce sont des premiers jets livrés tels quels :<br />
</font></p>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Le carrelage blanc du laboratoire était maculé de sang. Un sang bien rouge, bien épais qui avait trouvé chemin entre les nombreuses rainures du sol glacé. Le visage de Luc n’exprimait désormais plus l’étonnement. Il était livide. Ses lèvres s’entrouvrirent pour laisser échapper un cri. Cependant, le silence emplissait toujours la pièce. A la place du cri qu’il attendait, un liquide brunâtre et tiède éclaboussa ses souliers et vint se mêler à l’immense flaque pourpre qui coagulait déjà. Jamais l’imagination de Luc n’aurait pu concevoir ce spectacle. Il regretta amèrement sa curiosité. Le traumatisme commençait à lui transpercer le cœur. Il voulait s’enfuir, quitter la pièce, quitter le château, quitter ce monde… Toutefois, ses jambes restaient figées, paralysées. L’effroyable scène qui s’offrait à lui engourdissait ses muscles jusqu’à la douleur. Son regard était perdu dans le vide de l’horreur. Soudain, Luc aperçut quelque chose de familier, au fond du laboratoire, dans la baignoire qui devait probablement servir au nettoyage des berlins et autres tubes à essai. Il risqua un pas en avant immédiatement suivi d’une expression de répugnance. Luc continua à marcher, écrasant le sang qui giclait pour retomber en fines gouttelettes. Ces dernières formaient de petites ondes, brouillant ainsi le reflet de la lumière criarde. « Mon Dieu » laissa-t-il échapper avant de fondre en larmes. La baignoire était emplie d’un liquide sans couleur dans lequel s’embourbait deux corps humains, deux personnes qu’il connaissait. Georges et Anna, le personnel de son oncle gisaient là, le visage décomposé. Ce qui lui avait paru si familier, c’était la longue chevelure grise d’Anna dépassant de son tombeau. L’odeur de mort lui picotait à présent les narines. La mort avait empoisonné l’air et il venait seulement de s’en rendre compte. Ses yeux brouillés par les pleures distinguèrent une feuille de papier tachée de sang, déposée sur le rebord du cercueil blanc. Luc prit ce qui lui semblait être une lettre puis concentra ses forces pour lire. « Ils sont entrés. Dieu m’a demandé de leur enlever la vie… Je ne peux plus supporter cette lourde tâche… » C’était l’écriture de son oncle. Il en était persuadé. Luc se pencha pour ouvrir la fenêtre afin d’aérer le laboratoire lorsque tout-à-coup, le cadavre de Georges se mit à frémir. Les convulsions remuèrent le liquide qui éclaboussa les mains de Luc. Ça le brûlait. De l’acide ! Il tourna les talons et tenta de courir vers la porte. Son pied gauche glissa sur le sang et il s’étala de tout son long sur l’établi de chimiste. Sa main heurta un bout de verre qui traînait là et qui lui entailla la peau. En quelques secondes il était dehors, hurlant de frayeur. Brusquement son corps s’effondra sur le parquet patiné du salon. La vue de son propre sang avait été le frisson de trop. Lorsqu’il se réveilla, son oncle était dos à lui, debout, le combiné de téléphone en main. Il parlait fort comme s’il avait eu peur. Cependant, étrangement, ce n’était pas sa voix qui résonnait dans la pièce. […]<br />
</font></p>
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		<title>Dix secondes à la cité administrative</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/12/15/dix-secondes-a-la-cite-administrative/</link>
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		<pubDate>Sat, 15 Dec 2007 10:01:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Survie quotidienne]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">D&#8217;après Veda, les heures d&#8217;attente à la cité administrative sont une corvée. Je n&#8217;en sais encore rien car ce matin, pour la deuxième fois, mon ticket a expiré au bout d&#8217;une dizaine de secondes. Pourtant j&#8217;avais prévu Julio Cortázar et <em>Cronopes et Fameux</em>. Au cas-où. Et dire que j&#8217;avais reporté cette mise à jour de carte d&#8217;identité depuis la mi-juin, évitant d&#8217;ouvrir les enveloppes de rappel.</font></p>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Dix secondes m&#8217;ont laissé largement le temps d&#8217;entrevoir l&#8217;essentiel : même après six mois de chomâge, je ne ressemble pas à la caricature d&#8217;un assisté que je ne vous décrirais pas ici.<br />
</font></p>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Finalement, je me retrouve assis au Rivoli comme au bon vieux temps. Rien n&#8217;a changé. Les gens sont rarement accompagnés et, l&#8217;oreille pendue à leur portable hors de prix, ils oeuvrent toujours pour la discrétion.</font></p>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Dans la rue, les vieux ajustent leurs pas sur ceux d&#8217;autres vieux et tous sont coiffés de la même casquette. A carreaux. Identique à la mienne. La moins cher qu&#8217;on puisse trouver dans les rayons de l&#8217;espace vêtement d&#8217;un <em>pet shop </em>du centre. Après tout, je suis peut-être vieux avant l&#8217;âge. Retraité avant d&#8217;avoir réellement travaillé. Souvent c&#8217;est mon impression.</font></p>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Tout ça me donne envie de boire des bières ce soir. En même temps, on trouve toujours une excuse pour boire des bières. Toujours quelque chose à fêter. Toujours quelque chose à oublier.</font></p>
<p>[Cliquer sur le titre pour entendre la musique]</p>
<p align="center"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">&lt;edit&gt; En plus, la Perfectdraft<br />
fonctionne à nouveau ! &lt;/edit&gt;</font></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Morceau d&#8217;adolescence #1</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/12/14/morceau-dadolescence-1/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Dec 2007 22:18:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">J’ai retrouvé des textes écrits à l’époque de la quatrième secondaire si mes souvenirs sont exacts. Ce sont des premiers jets livrés tels quels.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">« Ticket svp ? »<br />
La demande tombait telle une météore sur les champs arides de Paskos. L’aéronef glissait le long des rochers acerbes, faisant fuir les rares Dolomitéens qui se disputaient quelques plantes nauséabondes dont les couleurs éparses resplendissaient à la lueur des trois soleils. Les tourelles de défense de l’aérogare de Carzar pointaient déjà à l’horizon. Wax sentait la sueur perler sous sa combinaison de titane. Il était livide, ses yeux ne pouvaient camoufler la réalité. « Je… Je… Je l’ai perdu… » balbutia-t-il. Une demi-seconde de silence s’ensuivit subitement déchirée par une sirène stridente et métallique. Des parois lazéroïdes apparurent dans un bruissement sonore. Wax était pris au piège. Il ferma les yeux. Son corps se mit à trembler. Une à une, ses veines saillirent sous sa combinaison. Il poussa un hurlement qui traduisait sa profonde douleur quand, dans un éclair éblouissant, sa carapace explosa, projetant ses débris aux quatre coins du wagon. Quand la luminosité redevint normale, Wax avait disparu. A sa place, une créature gluante et putride dont les muscles aurait impressionné l’androïde le plus puissant était recroquevillée, le visage caché dans des griffes acérées. Dans un craquement d’os, son cou se redressa laissant entrevoir un visage monstrueux dont la gueule était tailladée par des crocs sanguinolents. Quand, tout-à-coup, il sauta par la fenêtre …<br />
</font></p>
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		<title>Morceau d&#8217;enfance #5</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/12/13/morceau-denfance-5/</link>
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		<pubDate>Wed, 12 Dec 2007 22:17:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Extrait de mon cahier de rédaction de quatrième primaire :<br />
</font></p>
<p align="left"><strong><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">En aide à la Terre</font></strong></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2"> Un jour alors qu’elle jouait, une fillette vit apparaître une fée, celle de la nature. Celle-ci lui dit : « Petite fille, porte ce message au château Tempéruse et ainsi tu sauveras la Terre ! » La petite fille partit aussitôt en emportant la pièce de cinquante francs que lui avait donnée la fée. Arrivée au village voisin, elle vit un corbeau géant qui lui donna un anneau rouge et lui dit : « Arrivée au fort, mets cet anneau devant la porte : elle s’ouvrira !» Puis il partit. Mais le fils du corbeau déclara à la fillette de na pas manger le fruit qui pousse sur la tour du château et il partit aussi. Mais il n’avait pas révélé qu’en mangeant ce fruit on mourait. Au château de Tempéruse, elle vit une tempête pas comme les autres : elle parlait et vivait. La fillette tenait sa pièce en main et avec le soleil la pièce brillait et fit peur à la tempête. Celle-ci partit. Enfin elle vit le fort : c’était un arbre géant où poussait de délicieuses fraises. Elle ne se laissa pas tenter car elle n’aimait pas les fraises. Malheureusement une pie lui prit l’anneau rouge. Alors la fillette fit un anneau de roses rouges et le posa devant la porte qui s’ouvrit. La fée Terre apparut. La petite fille lui donna le message et à ce moment-là la pollution disparut de la Terre et elle fut propre et belle.<br />
</font></p>
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		<title>Morceau d&#8217;enfance #4</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/12/12/morceau-denfance-4/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Dec 2007 22:15:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Extrait de mon cahier de rédaction de quatrième primaire :<br />
</font></p>
<p align="left"><strong><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Le conte</font></strong></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2"> Il était une fois, un enfant qui perdit ses parents. Il se sentait triste, tout seul. Quelque temps après la mort de ses proches, une famille l’adopta mais celle-ci, à son grand désespoir, le maltraitait. Un cousin du père de famille vint en visite : il reconnut l’enfant d’un de ses amis. Attristé par l’état de l’enfant, l’homme écrivit une lettre de recommandation au grand-père du petit qui vivait dans une maisonnette au sommet d’une montagne. L’homme invita le garçon à venir le rejoindre dans sa chambre et là lui donna le message et il ajouta : « Là où tu iras, tu rencontreras le bonheur…»<br />
</font></p>
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		<title>Morceau d&#8217;enfance #3</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/12/11/morceau-denfance-3/</link>
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		<pubDate>Mon, 10 Dec 2007 22:13:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Extrait de mon cahier de rédaction de quatrième primaire :  </font></p>
<p align="left"><strong><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Un malfaiteur recherché</font></strong></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2"> J’étais en train de passer devant la banque quand je vis quelqu’un en sortir en courant. J’ai crié : « Hep, qui êtes-vous ? » Sans me répondre, il me donna un coup de matraque et je ne vis plus rien. Quand je me suis réveillé, j’étais au poste de police. On me demanda comment était le voleur qui m’avait agressé. Je leur dis que je ne me souvenais pas de grand chose. Je leur dis ceci : « Il était brun de peau, de plus il était mal rasé et boitait légèrement de la jambe gauche. Son visage sombre était enrobé d’une chevelure noire et bouclée. Son regard était impressionnant. De gros sourcils bruns ornaient son front. Un long nez pointu surmontait sa bouche ricanante, découvrant ainsi des dents jaunâtres, abîmées par le tabac. Il portait une valise noire et sa main était bandée. Un tatouage représentant un dragon était dessiné sur son bras gauche. Il était le conducteur d’une grosse voiture trouée de balles ; sa plaque commençait par BH heu 4 ! » Le reste, je ne savais plus. Quatre mois plus tard après ma description, on le retrouva en Autriche.<br />
</font></p>
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		<title>Morceau d&#8217;enfance #2</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/12/10/morceau-denfance-2/</link>
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		<pubDate>Sun, 09 Dec 2007 22:11:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Extrait de mon cahier de rédaction de quatrième primaire :</font></p>
<p><strong><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Sur l’eau</font></strong></p>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2"> Un homme de la ville habitait une belle maison au bord de la Seine. Son voisin, un marin, canotier, lui raconta une histoire ancienne : il était seul et revenait de chez son ami par le fleuve, il décida d’y faire escale pour fumer la pipe. Il entendit soudain des bruits bizarres qui le tracassèrent aussitôt et le brouillard enveloppa la rivière. Ce qui la rendait lugubre. Il n’arrivait pas à retirer l’ancre de la rivière. Soudain, il prit peur et il se réfugia dans le fond du bateau. Il eut une idée : il but du rhum pour ne plus avoir peur. Assommé par l’alcool, il s’endormit. Bien plus tard, deux hommes vinrent et l’aidèrent à remonter l’ancre : un cadavre y était accroché.<br />
</font></p>
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		<title>Morceau d&#8217;enfance #1</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/12/09/morceau-denfance-1/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 1969 21:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Extrait de mon cahier de rédaction de quatrième primaire :<br />
</font></p>
<p align="left"><strong><font face="Courier New, Courier, mono" size="2"> Je me comporte en héros</font></strong></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2"> Dix-neuf juin mille neuf cent quatre-vingt-trois, des rayons lumineux sont aperçus dans le ciel : les extra-terrestres. Je me promène dans le par cet voyant un laser fluorescent je me suis réfugié dans un arbre. Des hommes venus de l’espace descendent, ils ont une armes lumineuse. Je les observe : ce sont de gros nounours vivants. Ils me voient : je saute de l’arbre et cours dans tous les sens, ne sachant pas où aller, je saute dans la rivière. Mais, grâce à leur vision, ils m’aperçoivent et me capturent. Ils établissent le contact par télépathie spécialisée et ils m’expliquent qu’ils aimeraient bien apprendre le corps humain et m’emmènent chez eux. Ziris leur chef me menace d’une hache trouvée sur la Terre et me force pour aller sur X3. Pendant le voyage interplanétaire, j’observe les détails. A l’arrivée, une guerre Rizije éclate, j’y participe car Ziris et les siens sont mes amis. Après la bataille, ils m’emmènent à la découverte de leur planète où je vois des dinosaures. Pour parfaire leurs connaissances, ils m’étudient. La science finie, nous partons pour la Terre. A l’arrivée, nous avons un accident terrible. Ziris et moi sommes les seuls survivants au désastre. Chez moi, je raconte mon aventure et montre Ziris à ma famille. Et nous devenons présidents d’honneur de la ligue SOS Extraterrestres.</font></p>
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		<item>
		<title>Jachère</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/11/30/jachere/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 1969 21:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Survie quotidienne]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Du mal à écrire en ce moment et comme cela m&#8217;arrive souvent, j&#8217;ai l&#8217;irrépressible envie de balancer <em>Décadanses </em>dans la cuvette des toilettes. Alors que j&#8217;examine tout juste l&#8217;idée, je sens mes intestins se remplir de mots, foie et estomac bouillonnent et bientôt - très bientôt - je vomirai cette absence prolixe.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Le vide que reflètent les textes du mois de novembre est particulièrement significatif et proportionné à ma propre vie. Les quelques euros qui me sont de trop, je les réserve pour un nouvel an londonien. Je m&#8217;aligne en effet sur les frustrations françaises en regrettant mon faible &#8220;pouvoir d&#8217;achat&#8221;, dès lors, dans un environnement dépourvu d&#8217;interactions sociales, je ne peux solliciter mon imagination.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Vous m&#8217;en voyez profondément désolé.</font></p>
<p>[Cliquer sur le titre pour entendre la musique]</p>
]]></description>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand chômage rime avec que dalle</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/10/15/quand-chomage-rime-avec-que-dalle/</link>
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		<pubDate>Sun, 14 Oct 2007 22:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Survie quotidienne]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Je suis partagé entre un béguin pour mon inactivité et le capital besoin de gagner à nouveau un fier pécule, fruit de labeurs insoutenables auprès d&#8217;envahissants morpions. Je n&#8217;oeuvre guère dans l&#8217;esthétique. <em>Education et formation</em>, ils appellent ça. J&#8217;opterai plutôt pour &#8220;nécéssité et survie en milieu hostile&#8221;.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Le quinze octobre et une seule proposition de deux semaines en Communauté germanophone, enfin si elle existe toujours. J&#8217;ai dû décliner l&#8217;offre, ce n&#8217;est pas que j&#8217;ai le moindre grief contre les Allemands, mais Eupen est loin et le pétrole onéreux.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Alors j&#8217;attends, prisonnier des murs incolores de mon appartement. Alors je calcule tout en enfouissant les factures mensuelles sous une pile de cours à moitié préparés.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Avec Veda, on commence à vivre mal notre chômage. Enfin le mien puisque lorsque le FOREM décide idiotement d&#8217;envoyer une lettre à une adresse tronquée, le stage d&#8217;attente se prolonge d&#8217;un an.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Il faut vous expliquer également que cette langueur qui nous habite réveille en nous quelques désirs anarchistes. Parce qu&#8217;autant il est difficile de ne pas en toucher une et de vivre de rien, autant voir le gouvernement belge engranger des millions juste lors de réunions tardives sans intérêt, c&#8217;est plutôt écoeurant. Enfin, eux, ils ont un alibi !</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Nous, heureusement, il nous reste l&#8217;alcool&#8230;</font></p>
<p>[Cliquer sur le titre pour entendre la musique]</p>
<p align="right"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Visitez <a href="http://www.bidextre.be" title="www.bidextre.be" target="_blank">Mélange de genres</a> !</font></p>
]]></description>
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		</item>
		<item>
		<title>†</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/10/11/%e2%80%a0/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 1969 21:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Survie quotidienne]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Parce que je ne sais jamais répondre au mails. Parce que je ne suis pas capable de savoir quoi dire lors de funérailles. Parce qu&#8217;<em>écrire ici</em> est encore ce qu&#8217;il me semble de plus simple. Et pour plein d&#8217;autres <em>parce que</em>&#8230;</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Je n&#8217;ai connu qu&#8217;un seul décès vraiment proche. Mon grand-père en plastique, mon faux grand-père, celui sans lien sanguin mais je n&#8217;ose imaginer ce qu&#8217;il adviendra lorsque mes parents mourront. Je suis le genre de sale égoïste qui espère disparaître, dans longtemps et sans aucune souffrance, avant ses propres parents. Par simple peur de souffrir.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Je ne peux concevoir ce que sera le monde lorsqu&#8217;ils n&#8217;en feront plus partie et mon imagination m&#8217;empêche de me projeter ainsi dans quelque tourment. Quand on a l&#8217;habitude ou du moins la chance voire le choix de se tourner vers quelqu&#8217;un au moindre problème. Comment peut-on envisager procéder autrement.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">La comparaison est insolemment grossière, je l&#8217;admets fort bien : imaginez - et c&#8217;est assez simple - que votre première source d&#8217;informations est Internet. A la moindre question, direction <em>Wikipedia</em>, <em>Google </em>et autres. Le jour où vous êtes dépossédés de ce luxe, vous vous sentez perdus ! C&#8217;est un peu un argument de <em>geek</em>.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Bon, disons que vous ne vivez que pour et à travers la musique. Malheureusement, un jour, vous vous réveillez les oreilles endolories et vous entendez&#8230; Le vide absolu. Vos articulations craquent sans bruit. Vous respirez sans sifflement. Votre ouïe a rendu l&#8217;âme et jamais plus vous ne percevrez le gémissement électrique d&#8217;une guitare. Vous ne pourrez même plus vous représenter la moindre note de votre chanson préférée. C&#8217;est terminé pour vous. C&#8217;est la fin, sans avertissement aucun.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Cette introduction me semblant absolument inadéquate, je coupe court pour raconter une anecdote qui je l&#8217;espère touchera le principal concerné par ce billet, si un jour il le lis :</font></p>
<p><code><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Courier New'" lang="EN-GB">[Cliquer sur le titre pour entendre la musique]</span></code></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2"><em>Je n</em><em>e sais pas si tu t&#8217;en souviens mais lorsque nous étions jeunes ou du moins plus que maintenant - c&#8217;était un samedi soir je pense car ce cher <a href="http://www.decadanses.com/2005/11/18/181105/" title="'...à la santé du 127a'" target="_blank">127a</a> ne desservait plus la région hutoise - tu passa me chercher en compagnie de ta maman.  Je la connaissais à peine. Bien-sûr, je l&#8217;avais déjà entrevue&#8230; D&#8217;un oeil imbibé lors de fins de soirées arrosées lorsque mes parents ne pouvaient nous ramener vers la Hesbaye. Bref, ce soir-là nous traversâmes silencieusement Warnant-Dreye, Vinalmont, Wanze et Statte pour arriver à Huy. Je dis silencieusement car c&#8217;était l&#8217;un de ces trajets muets où chacun se prépare mentalement à affronter la nuit. Enfin, c&#8217;était mon impression. Sauf que nous fûmes souvent tirés de nos méditations respectives. En effet, à chaque fois que ta maman passait une vitesse, l&#8217;embrayage grinçait de plus belle. Si bien qu&#8217;au bout de quelques carrefours, nous avons eu l&#8217;impression que la carrosserie allait se détacher du reste de la voiture - une Nissan bleutée si mon souvenir empreint de daltonisme ne me trahit pas. Tu as alors commencé à engueuler ta paisible maman jusqu&#8217;à ce que tous les deux vous partiez dans un fou-rire communicatif [...] A cette époque, je ne partageais rien avec mes parents et en vous regardant ce soir-là, je me souviens l&#8217;avoir profondément regretté&#8230; </em></font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">C&#8217;est une anecdote toute simple, aucunement drôle pour ceux qui n&#8217;était pas avec nous ce samedi-là. C&#8217;est la seule que j&#8217;ai et elle n&#8217;est destinée à personne, excepté lui.</font></p>
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		</item>
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		<title>Commerce équitable</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/10/10/commerce-equitable/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 1969 21:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal extime]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">J&#8217;ai acheté ce matin <a href="http://www.inrainbows.com/Store/Quickindex.html" title="W.A.S.T.E." target="_blank">In Rainbows</a> pour £ 6.00. Je vous invite à faire de même&#8230;</font></p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.radiohead.com/deadairspace/images/fifth.jpg" title="In Rainbows" alt="In Rainbows" height="261" width="319" /></p>
<p>[Cliquer sur le titre pour entendre la musique]</p>
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		</item>
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		<title>Huit ans d&#8217;âge mental, comme quand j&#8217;écoutais les Zit Remedy (le groupe de Joey des Années Collèges)</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 1969 21:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal extime]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Trop souvent je me comporte comme un enfant.</font></p>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Cela n&#8217;a rien d&#8217;une figure de style. Je prononce des mots bizarres, saute dans tous les sens, me roule sur le sol sans aucune raison&#8230; Fuis mes responsabilités. Certains pourraient en conclure que lors de ces extravagances, je reviens à un état animal. Sauf que lors de ces périodes intensément infantiles, je n&#8217;ai plus de sexe. Pas l&#8217;ombre d&#8217;un pénis.</font></p>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Je suis alors un enfant de huit ans qui n&#8217;aspire qu&#8217;à construire le Super Train Express Neuf Cent Quatre-Vingt-Dix-Neuf en <em>Lego </em>et regarder les <em>Goonies </em>en boucle. Cela semble pitoyable et en fait ça l&#8217;est.</font></p>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">C&#8217;est un peu comme si on vous rasait les poils, qu&#8217;on vous obligeait à siffler de l&#8217;hélium et qu&#8217;on vous coiffait de la légendaire &#8220;coupe au bol&#8221;. Un traumatisme profond duquel je ne me remets jamais réellement.</font></p>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Le seul avantage étant que maintenant (que j&#8217;ai de la barbe) lorsqu&#8217;on se moque de moi, je peux soit casser la gueule, soit utiliser mon super-pouvoir d&#8217;autodérision !</font></p>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Ceci n&#8217;était qu&#8217;une réflexion.</font></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Constatons&#8230;</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/09/25/constatons/</link>
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		<pubDate>Mon, 24 Sep 2007 22:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal extime]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Au vu des derniers événements qui laissent présager une désunion de la Belgique ainsi qu&#8217;une crise identitaire aigüe, il est normal qu&#8217;aujourd&#8217;hui on hésite entre :</font></p>
<ul> <font face="Courier New, Courier, mono" size="2"></p>
<li>une formation accélérée en néérlandais</li>
<li>des cours de self-défense</li>
<p></font></ul>
<p align="center"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">[?]</font></p>
]]></description>
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		</item>
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		<title>La Terre est grise comme une orange mécanique</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 1969 21:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal extime]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Je déteste mon propriétaire. Et je hais le simple vitrage.</font></p>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Jeudi, mon ami le sans domicile fixe qui s&#8217;est installé sur le parking de la piscine d&#8217;Outremeuse était plus saoul que jamais. Vers deux heures du matin, lorsqu&#8217;il a commencé à s&#8217;engueuler avec un autre pochetron aussi rustaud que lui, j&#8217;ai senti monter en moi une irrémédiable envie d&#8217;enfiler un jeans, de descendre quatre à quatre les escaliers et de subtiliser à Malcolm <em>Alex </em>McDowell sa verve concise et poétique :</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">-<em>Une chose que je n&#8217;ai jamais pu supporter, c&#8217;est de voir de vieux clochards pouacres et saouls-perdus bramant les vieux refrains pouacres de leurs ancêtres  en faisant </em>blorp blorp<em> entre les deux comme s&#8217;ils avaient tout un bastringue pouacreux dans leurs vieilles tripes pourries. Je ne peux pas supporter de voir les types comme ça, qu&#8217;ils soient jeunes ou âgés&#8230; Mais plus spécialement les vieux tout ridés comme celui-ci !</em></font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Quelques vieux coups de crosse dans sa flasque brioche pour le rosser de son impertinent raffut, voilà qui m&#8217;aurait probablement aidé à fermer l&#8217;oeil.</font></p>
<p><code><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Courier New'">[Cliquer sur le titre pour entendre la musique]</span></code></p>
]]></description>
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		</item>
		<item>
		<title>Page soixante-neuf</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/09/14/page-soixante-neuf/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Sep 2007 22:02:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Textes de Colin]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3">Je ne suis pas Spiderman. Aujourd&#8217;hui, je m&#8217;en rends bien compte. En fait je vous explique : il y a environ deux semaines de ça, Mélodie et moi sommes allés manger chez sa mère, Brigitte. Généralement lorsqu&#8217;on dîne avec elle, on reste loger sur place car elle ouvre facilement trois à quatre bouteilles de rouge.<br />
Tout se passait donc bien (en tout cas depuis que Brigitte ne m&#8217;allumait plus) jusqu&#8217;à ce que je me réveille au milieu de la nuit avec une atroce migraine. Je file dans la salle de bain, ouvre la pharmacie et me retrouve face à une vingtaine de flacons identiques. Je ne suis pas du genre à prendre en compte une notice ou des quelconques effets secondaires. Je devrais pourtant. Les migraines ont empiré, j&#8217;ai augmenté la dose de médicaments jusqu&#8217;à ce que Mélodie s&#8217;en rende compte et me les confisque.<br />
Je suis pire qu&#8217;un gosse. Je deviens presqu&#8217;accroc aux médocs en deux semaines sans m&#8217;en rendre compte et délire sur la possibilité de devenir un super-héros.<br />
- N&#8217;empêche, si j&#8217;avais réussi, j&#8217;aurais bien voulu voir ta tête !<br />
- Le pire je crois c&#8217;est que tu trouves ça drôle !<br />
Mélodie avait dit ça en souriant. Je crois qu&#8217;elle aimait que je reste un gosse. Un gosse avec une clope au bec et des T-shirts trop courts. Moi aussi j&#8217;aime rester un gosse. Alors je suis resté là , blotti dans ses bras, à écouter Rufus Wainwright chialer dans son micro.<br />
- Tu crois que tu travailleras un jour ?<br />
Je sentais la question piège qui vous fait un croche-pied au bord d&#8217;un précipice.<br />
- Pourquoi ? Financièrement j&#8217;en ai pas besoin. Pourquoi je me ferais chier comme la plupart des gens ?<br />
- Je sais pas. Pour avoir un objectif. Assouvir une passion&#8230;<br />
Sa voix devenait fluette comme si elle voulait faire passer un message genre &#8220;ta vie ressemble à rien&#8221;.<br />
- Ma vie me plaît !<br />
- Je n&#8217;ai pas dit le contraire&#8230; Laisse tomber. C&#8217;était juste histoire de parler.<br />
J&#8217;étais toujours dans ses bras et je ruminais. Ma bouche s&#8217;était transformée en grimace, mes bras s&#8217;étaient involontairement croisés. Intérieurement, je bouillonnais. Je me levai et sans lui jeter un regard, je pris ma veste et claquai la porte.<br />
Une fois dehors, j&#8217;eus l&#8217;impression de remonter à la surface après une profonde apnée. J&#8217;inspirai profondément. Relâcher la pression avant de laisser s&#8217;échapper la parole irréversible.<br />
Je suis déjà passé à un demi-doigt de rompre avec Mélodie pour une de ses putains de réflexions. Qu&#8217;est-ce que je fous bien emmitouflé dans un couple. Plus j&#8217;attends et plus je tomberai bas lorsqu&#8217;elle partira. Seul, on a rien à prouver à personne. Aucun besoin de se sentir responsable. Au début, on s&#8217;était fixé des règles pour se différencier des autres et puis tout nous a rattrapé et on s&#8217;est fait bouffer sans assaisonnement.<br />
Je l&#8217;aime putain&#8230;<br />
Mais je ne nous aime pas.<br />
J&#8217;allumai une cigarette en marchant le long de la Meuse jusqu&#8217;à un banc assez éloigné d&#8217;un groupe de connards qui aguichaient les étudiantes. Le vent fouettait mon visage mais il n&#8217;était pas assez fort pour assécher ma barbe imbibée de larmes.</font></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Talentueux Monsieur Boulay (Boulay&#8217;s game)</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/09/14/le-talentueux-monsieur-boulay-boulays-game/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Sep 2007 22:01:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal extime]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Je suis un téléphage, capable de regarder n&#8217;importe quel excrément télévisuel pondu par les grandes sociétés qui ont fait de la télé-réalité un produit &#8220;bankable&#8221;, comme ils disent. Récemment, je me suis attardé sur un programme diffusé par PlugTv le dimanche après-midi : &#8220;En voilà des manières&#8221;.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Il est bien trop facile de critiquer ce genre d&#8217;émission et donc je ne glisserai pas sur ce terrain ici. Je voulais simplement vous parler de Monsieur <a href="http://www.capetiens.com/images/photos/dossier60/photo07.jpg" title="C'est lui là, celui du milieu !" target="_blank">Boulay</a>, Cyrille de son prénom - avec deux &#8216;L&#8217; car c&#8217;est plus classe bien entendu. Profession : expert du savoir-vivre. Signe particulier : une tête à claques comme on n&#8217;en fait plus.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Cyrille Boulay n&#8217;enseigne pas les bonnes manières. Il les incarne. Il les vit jusqu&#8217;au plus profond de son slip. D&#8217;ailleurs, si Cyrille Boulay lisait le mot <em>slip</em>, il fermerait immédiatement les yeux car c&#8217;est à cela qu&#8217;on identifie le maître : improvisation,  self-control et prestance. C&#8217;est un art. Un sacerdoce. Une vocation. Un ensemble de règles contradictoires absolument imbéciles qui ne servent et ne représentent rien ni personne puisqu&#8217;au fond tous sont d&#8217;infréquentables porcs.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Lorsqu&#8217;il veut évoquer un menu, les jolies narines de Cyrille Boulay frémissent à l&#8217;unisson, il a une idée ! Alors sans avoir la moindre peur d&#8217;être jugé par ses contemporains, sa langue clapote contre son palais et il nous sort : &#8220;Pour le menu, je vous propose de faire appel à un thème. Par exemple, vous pouvez favoriser la thématique de l&#8217;agrume. [...] avec peut-être une salade de pamplemousses très légère&#8230;&#8221; Et l&#8217;émotion gagne Cyrille Boulay. Au son de &#8220;thématique de l&#8217;agrume&#8221; sa glande luit.  Il est tellement fier de son idée Cyrille Boulay qu&#8217;il en a simplement les larmes aux yeux.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Et c&#8217;est bon de vibrer avec lui, de sentir son amour pour les bonnes manières vous envahir, vous réchauffer alors que vos cheveux sont gras, que la veille vous avez ingurgité autant d&#8217;alcool que vous le pouviez jusqu&#8217;à ce que vous ne teniez plus debout et que vous trébuchiez sur toutes les marches qui mènent à votre appartement. Juste avant <em>Les bonnes manières</em>, vous avez vomi tout votre saoul, maculant la cuvette de vert pomme avec de petits morceaux de <em>vous ne vous en souvenez plus</em>.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Alors, puisque vous avez de l&#8217;esprit, vous rêvez de croiser Cyrille Boulay au coin d&#8217;un bar, de lui payer un coup et de le rabouiller comme il faut.</font></p>
<p align="right"><a href="javascript:popup('http://www.decadanses.com/Radio/index.php','','width=280,height=320,scrollbars=no,resizable=no');" title="O.S.T.">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
Juke-box mis à jour<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Aboulie et autolyse</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/09/13/aboulie-et-autolyse/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 1969 21:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Survie quotidienne]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Je suis fasciné par le suicide. Cependant, je n&#8217;ai jamais réellement pu comprendre le suicidé. Ce courage. Cette lâcheté. Ce désir de mort lorsque la vie semble trop courte pour combler ses désirs. Nausée fatale. Je ne l&#8217;ai jamais ressentie. Enfin, je ne l&#8217;avais.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Mardi soir, sa respiration s&#8217;intensifie tandis que je me tortille sur le matelas. Mon esprit vogue rondement d&#8217;une idée à l&#8217;autre. Cela m&#8217;arrive constamment. C&#8217;est comme une douce torture qui vous absorbe et gomme la réalité. Votre corps vous inflige une douleur féroce comme s&#8217;il était trop petit pour vous. Vous sentez qu&#8217;à tout instant, vos os vont réduire votre peau en lambeaux. Ils semblent pousser et pousser encore. Alors je me lève lentement et rejoins le salon. Je m&#8217;allonge sur le divan et agrippe ma tête de mes mains. Je sers mes tempes si fort que je suis obligé de fermer les yeux, de peur qu&#8217;ils ne giclent de leur orbite.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Je suis couché sur le tarmac froid et des gravillons sont les boursouflures de mes lèvres. Je lèche le goudron. Il est dénué de goût. Mes cheveux trempent dans une flaque grise et lorsque je me relève, ils plaquent ma joue comme de grandes cicatrices foncées, défigurantes.  J&#8217;ouvre les yeux.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">La pièce est noire. Seule scintille l&#8217;heure sur la mini-chaîne. <blink>02:14</blink>. Et c&#8217;est à cette heure-là que pour la première fois j&#8217;ai ressenti l&#8217;envie de mourir.</font></p>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Soudain, les problèmes, les responsabilités&#8230; Cette putain d&#8217;absurdité s&#8217;est élevée devant moi comme un mur opaque et austère et j&#8217;ai eu envie de hurler. J&#8217;ai eu envie de pleurer.</font></p>
<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Pour être franc, je n&#8217;avais pas trop envie d&#8217;évoquer cette nuit parce que tout évolue. Les sensations deviennent des souvenirs cuisants, blessures à l&#8217;âme qu&#8217;on panse à coup de petites joies et de moments intenses. Puis, en sortant de la séance de <a href="http://www.myspace.com/controlfilm" title="*****" target="_blank">Control</a>, Veda et moi discutions et au milieu de la conversation, elle a glissé anodinement &#8220;j&#8217;ai déjà eu assez souvent l&#8217;envie de mourir&#8221;</font>  &#8230;</p>
<p align="left"><code><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Courier New'" lang="EN-GB">[Cliquer sur le titre pour entendre la musique]</span></code></p>
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		<title>A La Cène</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/09/12/a-la-cene/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Sep 2007 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cyprien Hess</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Notules]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="3">Ô compagnons, <a href="http://www.decadanses.com/avant/cyprien.htm" title="L'ancien journal de Cyprien Hess" target="_blank">je</a> reviens des bas fonds de l&#8217;enfer, plus vivace et flamboyant que jamais. J&#8217;ai échappé de peu à la vile faucheuse qui de ses deux mètres de chiffons funestes a bien failli me casser la pipe.</font></p>
<p align="left"><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="3">La <a href="http://www.decadanses.com/2006/05/01/au-cafe-de-la-citadelle/" title="Au café de la Citadelle">maladie</a>, mes amis, fut d&#8217;une insoutenable vilenie et m&#8217;obligea à stopper net ma consommation accrue de caféine et de tabac. Ce qui fut, vous devez le comprendre, un châtiment des plus fourbes.</font></p>
<p align="left"><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="3">Néanmoins, j&#8217;ai bandé mon courage et fait preuve d&#8217;une persévérance colossale afin de reposer le pied sur scène pour l&#8217;acte final. </font></p>
<p align="left"><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="3">Ce haut fait ne fut pas du goût de tout le monde. Non, je vous assure, ma bravoure déplut fortement à ma chère Géraldine, crotte de nez de mon coeur.</font></p>
<p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="3">Comme vous le savez peut-être, elle et moi nous sommes jurés une éternelle ennemitié et, sa mère - paix à son âme - n&#8217;étant plus affiliée à ce monde, Géraldine est officiellement la personne à qui il incombera de s&#8217;occuper des modalités de mon décès. Ne vous larmoyez pas, ce dernier mot n&#8217;est à ce jour qu&#8217;accessoirement hypothétique. </font></p>
<p align="left"><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="3">Donc, la susnommée, en prévision d&#8217;une session d&#8217;examens difficile, a eu la délicate intention de commander cercueil et pierre tombale. De plus, cette infection s&#8217;était déjà arrangée avec l&#8217;un de ses </font><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="3">pittoresques </font><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="3">ex (répétez ces deux derniers mots cinq fois d&#8217;affilée) graphistes à ses heures afin qu&#8217;il lui concocte un faire-part de décès en bonne et due forme.</font></p>
<p align="left"><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="3">Merci Géraldine. Très charmant. La vengeance n&#8217;est pas un plat. C&#8217;est un sentiment résultant de la colère et qui pousse à punir quelqu&#8217;un qui vous a offensé. Et ce sentiment sera terrible !</font><small>  </small></p>
<p align="left"><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="3">Ce n&#8217;est pas tout ça mais j&#8217;ai du retard dans mes travaux. Je réajuste ma casquette d&#8217;anthropologue de comptoir et m&#8217;en vais inspecter ce qu&#8217;il se fait de mieux en boborgoisie et baraquitude. Bien le bonsoir.</font></p>
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		<title>Page soixante-huit</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 1969 21:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Textes de Colin]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3">- Putain&#8230; T&#8217;es con !<br />
Ce fut les premières paroles de Mélodie lorsqu&#8217;elle s&#8217;aperçut des rougeurs gangrenant ma main droite. Des petites morsures un peu partout, une légère allergie si vous voulez. La raison est simple : je fantasme sur <em>Spiderman </em>! Depuis trois ou quatre jours, je passe mon temps à traquer les araignées de mon appartement pour les capturer et les enfermer dans un bocal surmonté d&#8217;un fin grillage. Puis, de temps en temps, en regardant un film ou en écoutant de la musique, je m&#8217;assieds avec le récipient sur mes genoux et j&#8217;y plonge la main. Attendant la morsure fatale qui décuplera mes sens. Je sais. Quelque-chose ne tourne pas rond et vous n&#8217;êtes pas les premiers à le penser.<br />
J&#8217;ai même l&#8217;envie de m&#8217;exiler quelques jours en pleine campagne, guetter la rosée pour tomber sur quelques spécimens de préférence, ornés d&#8217;une croix, peu importe la couleur. D&#8217;un coup, comme ça, je me suis mis à éplucher les articles de <em>Wikipédia</em>, à chercher des similitudes, à rêver de pouvoirs arachnéens et à attendre que les filaments d&#8217;une toile sortent de mes poignets. Plus jeune, j&#8217;avais eu une phase <em>Jedi </em>jamais concrétisée puis il doit y avoir un an, j&#8217;ai rencontré un triste gars à <em>L&#8217;Escalier</em> qui croyait dur comme fer en l&#8217;existence de super-héros qui sortaient la nuit pour combattre le crime. Alors je lui avais payé un verre afin qu&#8217;il m&#8217;en dise plus. Convaincant le garçon !<br />
- Tu comptes faire ça pendant combien de temps ?<br />
- Pourquoi ? Tu as dit &#8220;aimer mes manies&#8221; ?<br />
- Tes manies peut-être, les araignées, c&#8217;est moins mon truc&#8230; [...] Téléphone-moi quand tu te rendras compte de ta stupidité ! (Claquage de porte etc etc)<br />
J&#8217;aime Mélodie. Elle a toujours les mots qu&#8217;il faut pour que je me sente bien. Après, je n&#8217;ai jamais l&#8217;impression que ma vie n&#8217;est qu&#8217;un immense foutoir dénué de but et avec des intérêts complètement heuu inintéressants ! Demain, je prendrai le bus, le train puis le bus pour tomber en pleine campagne et dimanche matin, à l&#8217;aube, je deviendrai <em>Spiderman</em>. Je n&#8217;ai juste pas résolu la question du costume.<br />
</font></p>
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		<title>La vie est belle.</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 1969 21:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal extime]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Aujourd&#8217;hui c&#8217;est l&#8217;anniversaire de ma maman et après lui avoir acheté une magnifique carte au <em>Blokker</em> du coin, je décide de rechercher un beau poème bien ringard sur Internet - le second degré étant le ciment de ma famille. Et je tombe là-dessus :</font></p>
<blockquote><p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Une personne censée vous aimer<br />
Qui vous a donné la vie,<br />
Tout faire pour vous gâter<br />
Un amour, des êtres unis</font></p>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Je n&#8217;ai jamais connu ça<br />
Chez moi, son amour est de haine<br />
Au point que je me coupe les veines<br />
L&#8217;hôpital je connais bien cet endroit</font></p>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">A chaque fois qu&#8217;elle me torturait avec son fouet<br />
Pour me faire regretter que je sois née<br />
Mais moi je n&#8217;y peux rien, je souffre, j&#8217;ai peur,<br />
Que la seule chose qu&#8217;elle m&#8217;ait apporté soit la douleur</font></p>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">La nuit je la revois me frapper encore<br />
Comme si en boucle passait ma mort,<br />
Ma mère, mon démon, mes souvenirs,<br />
Avec grandissante cette envie de mourir&#8230;</font></p></blockquote>
<p><font face="Courier New, Courier, mono" size="2">Waw ! Et ne me dites pas que la vie n&#8217;est pas belle&#8230;</font></p>
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		<title>Page soixante-sept</title>
		<link>http://www.decadanses.com/2007/08/19/page-soixante-sept/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 1969 21:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Textes de Colin]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="left"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3">On est pas allé à la mer. Un : parce que la côte belge, c&#8217;est un peu nase. Deux : parce qu&#8217;on n&#8217;a pas que ça à foutre. Et trois : on a que ça à foutre mais faut surtout pas le dire ! Mélodie et moi, on s&#8217;est séparé tôt dans l&#8217;après-midi, physiquement je veux dire. Je devais absolument fêter ma non-paternité.<br />
En me baladant dans le quartier, j&#8217;ai soudain compris que nous étions en août. Je suis un peu lent et puis sans travail, pas de vacances et sans vacances, pas de notion du temps. C&#8217;est vrai, notre notion du temps ne se forme que par rapport aux congés. Un mois et demi avant Noël&#8230; Quatre semaines avant juillet. Dans quinze jours c&#8217;est la Pentecôte. Et surtout : vivement le weekend !<br />
Enfin, je compris que nous étions presqu&#8217;au quinze août en remarquant les dépaneuses qui enlevaient des voitures stationnées dans des zones contraintes à accueillir les festivités. Celles-là mêmes qui me font vomir chaque année, au propre comme au figuré. Ces bons sentiments. Cette envie de serrer des inconnus, de discuter avec des poteaux et de pisser dans les entrées des immeubles - non, je ne fais pas ce genre de choses, le seul endroit public sur lequel je me soulage, c&#8217;est l&#8217;ULg, l&#8217;Unif<em>&#8216;aaan </em>comme disent puceaux et pucelles.<br />
Je n&#8217;aime ni le quinze août, ni son cortège de bobos habillés en guenilles pour faire &#8216;artistes&#8217;, frustrés par la rapidité de l&#8217;horloge biologique. Beûûûûrk.<br />
Je quittai le quartier sans demander mon reste en espérant pouvoir m&#8217;en éloigner la semaine prochaine. Arrivant au <em>Delft</em>, j&#8217;aperçus Vanessa, discutant avec un type d&#8217;une quarantaine d&#8217;année.<br />
- Bonjour Van ! Ton coup d&#8217;hier soir ? Ton dealer ? Ton mac ?<br />
- Mon père, me coupa-t-elle.<br />
Un &#8220;enchanté&#8221; sortit de ma bouche en se mélangeant à un <em>gloups</em>. Au point de vue accoustique, ça ne ressemblait à rien.<br />
- Enchanté, me répondit-il, ne vous en faites pas, moi non plus je ne l&#8217;aime pas trop !<br />
- Nous sommes deux dans ce cas !<br />
- Putain, Colin, ça te dérange de nous laisser ?<br />
- A bientôt Monsieur, ravi de vous avoir rencontré !<br />
J&#8217;avais retrouvé mon sang-froid. Assis à une table, je commandai une simple bière.<br />
- Alors, c&#8217;est donc toi Colin ? (c&#8217;était le père de Vanessa qui jugeait bon de prendre la chaise en face de moi pour tailler une bavette)<br />
- Et c&#8217;est donc vous le géniteur de Vanessa ? Celui qu&#8217;elle appelle l&#8217;enculé ?<br />
- C&#8217;est assez thuriféraire mais j&#8217;ai malgré moi beaucoup de mal à cueillir un soupirant digne de cet allonyme ! (sachant directement que j&#8217;allais vous parler de cet homme étrange, je lui ai demandé de m&#8217;écrire les mots qu&#8217;il employait sur une feuille de mon bloc avant de me les définir et ce afin de vous livrer une retranscription aussi fiable que possible !) Mon nom est Roland.<br />
Roland était un homme passionné par les mots inusités et pouvoir suivre une conversation avec lui devenait rapidement un art. Je vous avoue que j&#8217;avais l&#8217;impression de discuter avec un immigré à l&#8217;accent bien présent, mutilant chacune de ses idées. Cinq minutes autour de la pluie et du beau temps vous fichait une migraine atroce qui ne vous lachait pas sans une bonne nuit de sommeil.<br />
J&#8217;ai eu vite fait de m&#8217;en débarrasser.<br />
</font></p>
<p align="center"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3">%%%%%%%%%%%%%</font></p>
<p align="left"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"> Les festivités du quinze août sont - enfin - passées. J&#8217;ai kidnappé Mélodie et c&#8217;est en Suisse que nous avons passé la semaine. En fait, nos &#8220;vacances&#8221; n&#8217;ont pas été bien différentes des journées d&#8217;Outremeuse. Levers vers les 18h00. Couchers vers les 9h00. Et alcoolisme prolongé. Je ne me souviens même pas de Genève ! Nous avons erré tant et si bien que souvent nous ne retrouvions plus l&#8217;hôtel. Aujourd&#8217;hui, je grelotte. Le manque me rend fou. D&#8217;ailleurs, j&#8217;ai du mal à empêcher les fautes de frappe de se glisser dans mes mots. Je vous laisse ici.</font></p>
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