» Dilemme écrit dans Le carnet

“ordinary life is pretty complex stuff.”

 

 

Dilemme ®

Vendredi 11 juillet 2008

Veda se débat avec sa conscience.

Elle n’a jamais vu Mars Volta mais elle ne veut pas payer une place pour Les Ardentes et rejoindre ainsi le public quasi-identique aux bourgeoises Francofolies.

Puis il y a les Kills aussi. Sans compter les Liars. Deux groupes qui ont, entre autres faits, admirablement repris du Gainsbourg.

C’est vrai que quelque part, je ne lui donne pas tort. Cependant, musicalement, j’ai plus de volonté et faire l’impasse sur quelques concerts ou festivals ne me pose aucun problème.

Surtout que le public des Ardentes, il est vrai, détient la palme de la multicultarilité qui casse les couilles. Je ne vous parle absolument pas de théories raciales mais plutôt du mélange entre des festivaliers avertis (qui ont fait Werchter avant de le détester, qui pioche dans les petits festivals les groupes qui ne viennent jamais nulle part…) et des abrutis qui atterissent sur les plaines musicales uniquement parce que c’est devenu une mode, une grosse fête de village avec brocante, à la limite de la fancy-fair.

Enfin, il nous restera après Dour, Sonic Youth aux Lokerse Feesten.

J’aimerais devenir une petite souris demain soir pour apercevoir la réaction des gens devant le spectacle ahurissant de gesticulations des ex-At the Drive-In.

[...] Pour l’anecdote (c’est ici que je fais mon Pierre Bellemare, au revoir à ceux qui sont garés en double file), j’ai eu la chance de les voir sur scène juste avant la sortie de Frances The Mute. C’est tout simplement le concert le plus violent que j’ai vu de toute ma vie (et Dieu sait si j’en ai vu beaucoup, même dans la catégorie poids lourds). Je n’ai jamais rien vécu de pareil depuis (même les concerts d’Alec Empire période ATR étaient plus délicats). En un peu plus d’une heure, toute la salle était KO. Même pas besoin de rappel. D’ailleurs, personne n’a osé en réclamer, nous étions tous beaucoup trop préoccupés par les prothèses auditives qu’il allait falloir commander dès le lendemain matin. Cette nuit-là, je n’ai pas pu dormir : le concert est repassé en boucle jusqu’au petit matin, comme si mon inconscient avait été marqué au fer rouge. Quant à mes oreilles, elles ont sifflé pendant trois jours, trois longs jours au cours desquels j’ai eu cette désagréable sensation que quelqu’un appelait mon nom, encore et encore. [...]

Extrait de The Mars Volta …
(New Kicks on the Blog)