» Nuit blanche écrit dans Le carnet

“ordinary life is pretty complex stuff.”

 

 

Nuit blanche ®

Samedi 12 juillet 2008

Je passe une bonne partie de la journée à écrire ou décrire des journées tantôt stériles, tantôt futiles. Des journées humaines. Combler le retard n’est pas une cause facile à défendre. L’accumuler, par contre…

On passe la fin de journée sous un ciel gris mais bucolique et j’apprends que mon frère s’est engagé pour deux semaines de scoutisme effrénées. J’ai une place de Dour sur les bras, festival qui ne sera sans doute pas complet avant son coup d’envoi.

Je râle.

Lui, il s’en contrefiche. Un, il n’a pas payé sa place. Deux, il sera à quelques centaines de kilomètres d’ici-là. Trois, il a un beau chapeau australien.

Veda pense presqu’exclusivement à Mars Volta. Tous nos amis font la fête quelque part ce soir. Nous ne les rejoindrons pas.

Par contre, une fois dans l’inconfortable lit pliant, nous commençons à discuter. A mi-voix, à mi-rires, à mi-excitation. Les heures s’enchaînent et la fatigue et les bâillements disparaissent.

Finalement, vers cinq heures du matin, nous nous levons pour dire au-revoir à Antoine qui porte toujours son chapeau. Il a sans doute dormi coiffé. Nous le dissuadons de remonter ses chaussettes jusqu’aux genoux en buvant quelques tasses de café, si bien qu’à sept heures, il nous est pratiquement impossible de fermer les yeux.

J’use alors de ma technique favorite : m’imaginer avec les pouvoirs de Spiderman. Je ne sais pourquoi, elle marche à tous les coups.