Faits d’hiver ®
Lundi 4 janvier 2010
L’avantage du chèque-cadeau, c’est que Veda et moi nous noyons dans l’illusion d’avoir de l’argent à dépenser juste de l’argent. Je n’en bénéficie pas et m’en contrefous. La jalousie n’est pas mon fort.
A 15h45, sur FB, mon frère écrit… Son statut me turlupine.
Le machiavélisme d’Alexandra’s Project fiche bien mal au ventre. Pauvre type glauque mais pauvre type quand-même.
Icon. [...] cette fiction s’emploie à démontrer l’influence de l’Occident sur l’ex-URSS. Avec pour point d’orgue, une scène dans un McDo. Il fallait oser. [...] Le Télémoustique parle de ces trois minutes durant lesquelles Swayze rentre dans un McDonald, rencontre l’un des serveurs, lui donne rendez-vous et finit par demander un beignet aux pommes. Complètement ouf !
Sur Arte, le premier documentaire consacré à Camus est véritablement soporifique.
Peu avant une heure du matin, un couple stationne devant la pharmacie de garde derrière chez moi. Les joues de la fille rougissent lorsque je les frôle laissant la scène transpirer le préservatif déchiré et la pilule du lendemain.
C’est une belle journée… ®
Lundi 9 novembre 2009
Je termine le troisième tome de l’Assassin Royal.
Je cuve un peu. Veda a un début de sinusite. Paupiette a ses chaleurs. L’appartement en fête.
Audrey m’a raconté lorsque nous nous remontions mutuellement le moral tout en complimentant notre endurance enseignante que la chanson de Mylène Farmer dont le refrain s’envole sur « C’est une belle journée, je vais me coucher » était au départ bien plus noire jouant d’un léger contraste. « C’est une belle journée, je vais me tuer… »
Il est certain que nombre de clones androgynes de Mylène Farmer (j’ai déjà vu des reportages) auraient pris les paroles au premier degré, apportant à la somme des destins humains tragiques quelques nouvelles anecdotes, de là à censurer son propre travail ?
En voilà une intéressante apostille.
Mayday Mayday Mayday ®
Lundi 5 octobre 2009
Veda trie elle aussi ses souvenirs : des paquets de clopes déchirés, des jouets readymade Kinder Surprise, des bout de tickets de concerts, des articles de journaux gardés sans raison, des morceaux de bois, des jetons de tous festivals, des cassettes audio en-veux-tu-en-voilà, des disquettes, des photos et des lettres de gens dont je n’ai personnellement jamais entendus parler…
Jeter est une chose, trier en est une autre. Je ficelle tous les cours que j’ai pu préparer ou donner, hum des interrogations ou devoirs (parfois même pas corrigés) que je n’ai jamais rendus, une pile haute comme Veda.
Plus tard, je me lance dans douze trajets aller-retour jusqu’à la petite partie de cave qui nous est dévolue et qui succombent sous les caisses et autres encombrantes joyeusetés.
Jour du déménagement + un an et nous sommes enfin prêts à utiliser ce bureau comme un lieu de vie réel. En gros, nous devons maintenant penser à la déco…
… Ce sera pour l’année prochaine !
Mayday Mayday ®
Dimanche 4 octobre 2009
On nous a coupé Internet ! Un dimanche matin !!! Pourquoi ?
(flash forward) Une notule en bas de mes extraits de compte m’explique que le solde était insuffisant pour venir à bout de la dernière facture. Première fois que j’atteins le zéro en une année de chômage. (/flash forward)
Alors j’entreprends le grand nettoyage, empaquetage et vidage de souvenirs superflus dans les dizaines de boîtes à chaussures dans lesquelles s’emmêlent factures, cartes postales, tickets de concert, places de cinéma, flyers, programmes de festival, bouts de texte et bouts d’idée.
L’objectif est simple : la pièce doit devenir viable en tant que second salon avant l’hiver qui déjà chatouille nos orteils durant la nuit. Ce n’est pas gagné. Vers 23 heures, il est impossible de foutre un pied devant l’autre dans la margaille.
JF Mérignac, ce héros ®
Jeudi 1 octobre 2009
Je ne regarde plus trop les infos. Premièrement, les politiciens belges me font passer de mauvaises journées et de piètres nuits. Deuxièmement, je ne mange pas aux mêmes heures. Troisièmement, la RTBF.
Donc je suis complètement passé à côté de cette rocambolesque histoire pour laquelle bien de chez nous serait le groupe adjectival adéquat.
Imaginez la scène :
Vous êtes de la région d’Angoulême, vous rencontrez à un festival de bande-dessinée, un ébéniste belge de 68 ans qui vous assure qu’il est sur le point de réaliser LE blockbuster sur un mec qui arrive en France et auquel il arrive des tas d’aventures tourné par Francis Perrin Danny Boyle avec en tête d’affiche Bernard Menez Robert de Niro et pour la bande originale, rien de moins que Grégory Lemarchal Éric Serra. Puis vous voyez l’affiche du film et l’équipe de production : Warner Borthers PARAMOUNTH-20the CENTURY FOX-GAUMONT-COLUMBIA PICTURES TRISTARFILMS-GOLDWYN MAYER-UNITED ARTISTS. De la bombe… Tout est crédible et bien orthographié ! Jusqu’à l’affiche du film en elle-même. On pressent le côté professionnel qu’exige le Septième Art. Ça donne envie d’envoyer sa cousine de 16 ans au casting non ?
Où dois-je signer ?
Remake de l'insouciance ®
Lundi 14 septembre 2009
Le dos creusé par le canon ivre d’un fusil, Hannah Różewicz avance dans la rue qui l’a vue grandir. Des riverains regardent. Autrefois ils étaient de bienveillants voisins. Aujourd’hui ils sont juste d’impuissants humains. Un jeu de marelle se dessine sur les pavés, Hannah Różewicz fléchit un genou et se lance à cloche pied vers le paradis.
Et Józef Różewicz se souvient d’un hôpital aux murs effrités, gangrenés par l’humidité du climat et l’insistance des bombes. De Marian Majewski qui disparaît sous le chagrin et dans la douleur. De cette ultime souffrance, mutation en marche. Du souffle rauque qui s’estompe et s’évanouit dans le tumulte des claques giflant à répétition le dos d’un nourrisson. De l’absence de hurlement dans les couloirs déserts. De ces claques encore, rustres et sonores qui percutent les murs et désagrègent le crépit. De la seule pensée qui vole à Marian Majewski son calvaire, ses derniers moments sur Terre. L’armée qui envahit son pays, sa ville puis sa rue et l’impossibilité de préserver l’avenir de son enfant. Józef Różewicz revoit ses paupières se rejoindre pour la dernière fois tandis que le bébé émet ses premiers cris. Il ne peut alors se douter qu’un heureux mal assujettira cette jeune vie. A cette époque troublée, la seule chance de l’enfant est d’être autiste et lui laissera l’aubaine de grandir dans son propre monde, où le kaki ne sera pas plus hostile que le rose. Hier comme aujourd’hui, Józef Różewicz ne peut empêcher les larmes de strier ses joues râpeuses.
Hannah Różewicz tombe à pieds joints sur la case paradis. Elle sourit aux spectateurs muets qui observent, ose un signe de main à l’attention de son grand-père. Ce n’est qu’un jeu de plus. Un soldat la pousse contre un mur, quatre autres rechargent leurs armes. Hannah Różewicz ne comprend pas. Elle revient vers son jeu de marelle. Les sommations allemandes éclatent, s’entremêlent et finissent par ressembler à une chanson, une comptine abrupte qui s’amplifie et résonne sous ses brunes couettes. Tandis que les soldats ajustent leur tir, Hannah Różewicz danse.
Paper Cut Exit ®
Mardi 8 septembre 2009
Comme les émissions, les journaux ou les magasines, j’ai changé de petits détails sur ce carnet. De petits trucs qui rendent le décor plus joli ou plus moche selon les goûts. Mes yeux de daltonien espèrent juste ne s’être trop plantés dans les couleurs. Sinon les archives fonctionnent enfin comme je le voulais et j’ai mal à la tête.
Continuons pour le changement et remplaçons Liam Lynch par Number One Cup (histoire de rameuter par ici tous les internautes à la recherche de filles qui mangent du caca) Le morceau s’appelle Malcolm’s X-Ray Picnic et j’en avais parlé en très long et en très large ici.
Demain je réenfile le costume douillet de Jacky Charnu et me relance dans la biographie exhaustive de La Fondation Phenix ! Clap Clap Clap…
——————————————————————
J’oubliais, ça fait des semaines que je veux vous inviter à aller voir la bande-annonce de Where The Wild Things Are. Dans un tout autre style, Le Fight Klub, nouveau venu à Bruxelles, a concocté un teasing assez alléchant… (normal pour un teasing me direz-vous !)
Ah oui tant qu’on est dans les vidéos dont je n’ai pas parlé ici : le teaser de DJ Tancrémont V.S DJ Banneux dont j’aime beaucoup beaucoup le côté décalé et parce qu’il était temps que le chrétienté se rapproche un peu plus de la musique électronique.



