Vedanniversaire ®
Dimanche 3 janvier 2010
Veda a trente ans aujourd’hui.
Complètement aveuglé par le moisi mois de décembre, j’étais resté coincé dans l’idée qu’elle n’assumerait pas ce cap.
Apparemment je me suis bien planté et c’est d’autant plus cool lorsque les bières s’enchaînent et s’accordent aux guitares en compagnie de quelques amies.
Sauf qu’aujourd’hui Veda a filé vers Liège et l’avant-première de Mister Nobody, me laissant le temps d’effiler un peu plus le retard de ce carnet en compagnie de la voix de Josh Homme et quelques tasses de café.
Juste du bon temps en attendant le meilleur…

Puis toujours The Fondation Phenix Chronicles !
Juste un jeudi soir… ®
Jeudi 31 décembre 2009
J’enterre décembre 2009 dans le vin, l’écriture et la solitude.
Le début de soirée est plutôt glauque puis je me rappelle qu’on est jeudi soir, juste un jeudi soir…
Peu avant minuit lorsque j’apprends que mon papa n’a pas bu une goute d’alcool, que je ne devrais pas lui renvoyer l’ascenseur en jouant les sobres taxis, je termine la bouteille de vin, y ajoute quelques bières et des heures de musique à plein volume tandis que l’écran s’emplit de mots.
Cinq heures du matin.
La nuit s’est écoulée si promptement que le jardin est devenu blanc d’un seul coup, que 2010 est bel et bien là, que tantôt je rentrerai chez moi avec l’unique résolution de retrouver Veda.
Quand tout bascule. ®
Lundi 14 décembre 2009
Veda n’aime ma nouvelle. Elle n’aime pas la façon dont la fin dévore d’un seul coup le château de cartes. Elle la trouve brutale.
En même temps c’est ce que veut le genre…
Mais,Veda n’aime pas me chagrine. Elle a apprécié chacun de mes mots depuis six ans gratifiant mes textes de compliments, parfois de critiques mais aucunement sur ce ton cassant.
Je la relis presqu’à voix haute, lui demandant son avis après chaque paragraphe et finalement, je ne comprends pas son opinion globale au vu de la somme de ses impressions positives.
Quoiqu’il en soit, il est trop tard pour reconstruire, je m’en vais queuter au dernier bureau de poste de la ville et m’achèter six Tauros en prévision du concert de samedi et des cadeaux de Noël à venir.
Boire ou économiser, faut pas forcément choisir, je vais filouter.
J’ai mis également en ligne The Fondation Phenix Chronicles, un délire à la 2buckwhore. Plus ou moins. Un texte tous les jours à 00h01. Hope.
No fucking twist ®
Dimanche 13 décembre 2009
Un peu avant quatre heures du matin, j’enfonce la touche qui met un point final à cette dernière nouvelle.
Putain de règlement. Trop peu de caractères pour l’effet final que j’escomptais et je ne veux pas enlever les quelques phrases et idées qui encombrent parfois la trame. Je les aime bien, une sorte de compassion littéraire pour un travail à la va-vite.
Cependant quel travail n’ai-je pas accompli à la va-vite ? Il est peut-être temps que je me réveille pour baiser le monde culturel comme il se doit.
Une page et Tout bascule ®
Samedi 12 décembre 2009
A la relecture, le nombre d’énumérations en trois parties utilisant des mots aux jolies consonances me sautent à la gorge et promet le double de travail pour la journée.
Ou alors c’est Sinister In A State Of Hope qui colore tout d’un gris funeste mais impossible d’arrêter de l’écouter, là pour l’instant.
Puis au moment où j’atteins une partie tragique de l’histoire, les murs décollent et tout disparait autour de moi. Je regarde l’écran fixement. Le blanc de mes yeux sèche. Minuit est loin derrière moi et j’aimerais juste lâcher de brûlants mégots du haut du balcon pour de bonnes raisons.
Deux pages et Tout bascule ®
Vendredi 11 décembre 2009
Le titre de la nouvelle fait un peut trop penser à un film mais ça sonne plutôt bien, ça a un sens réel vis-à-vis du texte et je manque cruellement d’inspiration. La contradiction me poursuit constamment.
Un vendredi qui succombe une fois de plus à la nuit tandis que mon corps se confond avec celui du fauteuil, que mon gilet se démaille progressivement et que les lettres dessinées sur chaque touche du clavier s’impriment sur mes doigts d’un manière presqu’imperceptible.
Une question existentielle s’impose alors : les touches de clavier sont elle d’abord fabriquées en nombre avant d’être réparties selon les différentes lettres ? Ou chaque touche a-t-elle sa propre ligne de production, si bien qu’une touche ne saura jamais si elle a droit à un E€ plutôt qu’un K.
Alors je digresse mentalement pendant vingt minutes et je perds un temps précieux. Ce n’est qu’une excuse pour ralentir et ne pas regarder le monde dans les yeux.
L’histoire de quatre mecs ®
Lundi 7 décembre 2009
Je prends enfin le temps d’ajouter le point final à la biographie exhaustive de La Fondation Phenix. Mise en page et autres prises de tête que j’utilise allègrement comme excuse pour oublier d’écrire à mon propre compte.
Trois pas de côté qui m’arrangent bien parce qu’en ce moment, l’anglais émerge plus facilement de mon imagination, de jolies expressions inutilisables. J’attends.


