Juste un jeudi soir… ®
Jeudi 31 décembre 2009
J’enterre décembre 2009 dans le vin, l’écriture et la solitude.
Le début de soirée est plutôt glauque puis je me rappelle qu’on est jeudi soir, juste un jeudi soir…
Peu avant minuit lorsque j’apprends que mon papa n’a pas bu une goute d’alcool, que je ne devrais pas lui renvoyer l’ascenseur en jouant les sobres taxis, je termine la bouteille de vin, y ajoute quelques bières et des heures de musique à plein volume tandis que l’écran s’emplit de mots.
Cinq heures du matin.
La nuit s’est écoulée si promptement que le jardin est devenu blanc d’un seul coup, que 2010 est bel et bien là, que tantôt je rentrerai chez moi avec l’unique résolution de retrouver Veda.
Happy Hour ®
Samedi 19 décembre 2009
À Acosse, j’arrivai le premier avec un sac de six Tauros et une entrée gratuite.
J’avoue que j’avais l’envie irrépressible de donner une totale confiance à mon père et de gonfler mon sang de quelques grammes d’alcool.
(L’alcool s’absorbe en litres et se compte en grammes ?!?)
Et c’est ce que je fis. Une bière à un euros pour le verre, de récurrantes escapades aux toilettes pour le remplir. D’autre bières payées. La fin d’une Orval. Je ne ressemble plus à rien. Je lèche les cheveux d’un clone de Laurent Voulzy ou de Laurent Voulzy lui-même, dis à un mec que j’adore ce qu’il fait alors que je n’ai pas écouté une seconde du concert.
Je laisse le costume de Thomas Gunzig sur le côté, celui de Jacky Charnu me sied bien mieux même si le lendemain, il m’ensert corps et tête comme une vilaine grippe.
Réveille-toi ivrogne ! ®
Vendredi 20 novembre 2009
Seb et moi arrivons à Noduwez en vue d’un Ce Soir Nous Fûmes de bonne augure, sensé typexer cette légère amertume qui flottait encore quelque peu parmi nos souvenirs.
Nous avons l’intention d’être bons et d’offrir matière à danser bien que les connaissances rythmiques des cliques dispersées dans la salle paraissent pleinement divergentes.
On s’en sort malgré tout lorsque qu’un MC s’improvise et mixe la foule comme on enchaîne les morceaux.
Deuch qui nous a rejoint démantèle le casque. Deux puis trois fragments. Mais c’est plus tard…
Ce genre de nuit nébuleuse est insécable. Percevoir l’écoulement des minutes, des heures ou même des mazouts est utopique. Le calcul parait superflu quand l’ambiance vous porte, regonfle vos muscles et cautérise votre estomac.
Le temps passe et tout-à-coup, tu es seul ou presque. La musique est sourde et quelques grognements parviennent de tes pieds, des formes sous des sacs de couchage, des sacs de couchage sous des tables qui maugréent sur ton incapacité à discerner la nuit du jour.
Tu t’assieds alors, poses la tête contre le rebord de la scène et tu fermes les yeux sur le manège.
Une autre coupette, ivrogne ? ®
Samedi 7 novembre 2009
Ce matin, nous quittons la ville et son rallye grouillant de types qui sont autant de clones du désespoir. Des voitures vrombissent, accélèrent puis freinent dans un crissement de pneus après lequel je ne peux m’empêcher de pester.
Elles ne font même pas partie de la mascarade !
Des jeunes qui, à la place de dire « j’ai le permis » arguent « je suis un pilote ». Un beau rassemblement. Du pain, des jeux, de la bière et des rallyes.
C’est l’anniversaire de mon père, je lui dois bien une visite surprise et matinale avec petits pains et tralala vu que je vais passer la nuit à boire loin des réjouissances familiales et que ça l’insupporte.
Je pique aussi le vieux bureau de bois de ma sœur, me délectant d’avance d’écrire dessus.
Je rejoins dans l’après-midi Ce Soir Nous Fûmes pour la suite de cette soirée-là dans une église aménagée en lieu de débauche pour conducteurs de breaks BMW et femmes à sacs Prada ou peu importe la marque, je n’y connais rien.
Étrange nuitée parfumée d’un épiphénomène éthylique. Comme une seconde cuite qui vient d’un coup s’ajouter à la première, pas pour l’empirer, non : une autre sorte d’ivresse. Un mauvais trip. J’ai l’envie soudaine d’envoyer tout balader, le public, le casque mais je me contente de la musique et elle ne passe pas et la piste se vide et on rattrape le coup pour foirer cinq minutes plus tard.
Bizarrement les gens sont enchantés. Bizarrement, ils croient qu’on coûte le double du quadruple du prix qu’on demande. Bizarrement, ils nous veulent pour le nouvel an.
Boom. Shake Shake The Room. ®
Samedi 17 octobre 2009
Nous serpentons jusque Audherr… Hauder… Odeurg… Bruxelles (je n’y arriverai jamais) afin de fêter les trente printemps d’Hoëlle dans une débauche de fluorescentes fripes et d’icônes déchues ou presque.

Les bières s’enchaînent aux tubes s’associant au délire général en une vintage bacchanale qui ne crée que de mémorables souvenirs.
Tel ce saut qui fera date, un bond de six mètres en ciseaux sur Enter Sandman (je pense) avec une réception particulièrement ardue : glissade fessière et amortie de l’obturateur.
Bref trois cent clichés flous en un dernier hommage à ce vil appareil qui immortalisa de nombreuses orgies.
Supercute ®
Jeudi 17 septembre 2009
J’ai enfilé un pull trop épais pour une journée si radieuse. Pire, j’ai pris avec moi une veste. Ce n’est pas dans mes habitudes et ce fut mon premier regret à mi-chemin de la gare. Ça ne me ressemblait pas. Plus jeune, je cachais ma veste derrière l’arrêt de bus puis jetais mes tartines dans la poubelle avant d’aller à l’école. Je ne suis pas prévoyant.
Désormais mon front dégouline, moins de chaleur que parce que je croise des gens courtement vêtus. C’est comme ça. Aujourd’hui pour les fêtes de Wallonie, j’ai prévu d’avoir froid. Me suis-je trompé ? Mon esprit s’enchevêtre de questions pragmatiques. Je ne sais même pas si je resterais toute la nuit à errer dans les rues, à subir le matin frais sur un banc de gare.
Je pars rejoindre La Fondation Phenix et me délecte du trajet en train. Le wagon est étrangement serein, un bon moyen de se plonger dans le paysage, l’arrière loqueteux des habitations qui longent la voie, le fleuve, les péniches, quelques usines, des bosquets ensoleillés jusqu’à destination où je prends un cappuccino à emporter, Veda oblige.
Je marche dans les rues namuroises, affinant ma mémoire à coups de plongeons dans une période de stage passée. Des coins astucieux pour se parquer aux endroits coutumiers des conférences de presse ampoulées, des sandwicheries propices aux délicieux midis aux librairies où il fait bon perdre son temps. Le moindre recoin possède mon histoire en construction et je suis parcouru de frissons mélancoliques.
J’aperçois mes amis et en quelques heures, je deviens à nouveau Thomas Gunzig pour des inconnus qui notent mon nom/son nom dans leur téléphone portable. De nouveaux lecteurs pour lui, un délire éthylique pour moi. Des collines sortent de nos pénis pour imprégner les chastes murs d’une église. Nos gifles marquent les joues de comateux. La bière coule et la mousse sèche.
Vers trois heures, Simon et moi restons seuls avec la promesse d’un train deux heures plus tard. On ne se connait pas bien. L’alcool brise les politesses et anime quelques fascinantes discussions.
Au dernier bar, nous tombons sur une bande d’extra-humains qui proviennent de Thuin, de Celles ou de Vresse (je ne m’en souviens vraiment plus) extra-humains parce qu’ils sont à mille lieues des rencontres fortuites sur le coup de quatre heures. Des gens ouverts et accueillants qui donnent envie de les suivre dans des bars qui leurs sont familiers ; un champion d’Europe d’un quelconque art martial aussi doux que plate est ma bière ; une éducatrice mi-optimiste, mi-communiste ; un serveur qui en silence offre des coups et des coups à boire ; des gens si cools qu’on s’excuse presque d’avoir un train à attraper.
Les wallons sont définitivement dans mon top 3 des gens cools, et je ne suis même pas ironique. [...] A Bruges il faisait beau, mais les gens étaient nettement moins sympas.
Elixie – Guys in Belgium are supercute
Starlion on my breast ®
Samedi 22 août 2009
On enchaîne les anniversaires comme toujours à cette période de l’année avec les 21 ans de ma cousine qui me sert de bob de plus en plus régulièrement. Aujourd’hui, nous recevons tout le monde chez nous. Ils ont tous apprécié le balcon au quinze août, mater les gens en médisant tout ça donc voilà, petite soirée tranquille avec plein de bières. Que demande le peuple ?
Un sweat-shirt (mais pas de pyjama, oui je crois que ci-dessous c’est un sweat-shirt de pyjama parce que le gosse de droite il a le même et celui de gauche est en peignoir) des Cosmocats !

Oui dernièrement, j’ai regardé moults épisodes de M.A.S.K. et je me suis enfoncé dans plusieurs sites vintages pour regarder tous les jouets que j’ai eus où que j’aurais voulu avoir. Mélancolie quand tu me tiens…


